Obligé de livrer des documents compromettants le concernant: Bara Tall dans l'antichambre de Reubeuss

Obligé de livrer des documents compromettants le concernant: Bara Tall dans l'antichambre de Reubeuss
Obligé de livrer des documents compromettants le concernant: Bara Tall dans l'antichambre de Reubeuss
Les choses se gâtent de plus en plus pour Bara Tall. Le patron de l'entreprise Jean Lefèbvre Sénégal, convoqué une deuxième fois par la commission d'instruction de la Haute cour de justice, s'est vu sommer par les enquêteurs de fournir un certain nombre de documents qu'il avait refusé de présenter aux Inspections généraux de l'Etat. Dans son système de défense, en effet, Bara Tall conteste la qualité des travaux de contrôle effectués par les experts désignés à cet effet. Et pour ce faire, il insinue tout le temps que ceux-ci sont des spécialistes en bâtiment qui n'y connaissent rien en travaux routiers.

Evidemment cette assertion est tout à fait fausse, elle est seulement destinée à mettre en doute la compétence de ces experts et, en conséquence, de pouvoir contester leurs conclusions. Ce système de défense a été battu en brèche par les membres de la commission de la Haute cour de justice qui ont exigé qu'il puisse prouver ses allégations par des documents. Selon certains confrères, ces documents que Bara Tall a été obligé de fournir vendredi dernier constituent le « béton » qui renforce ses arguments et confond l'accusation. Rien n'est plus faux. Au contraire, ces documents constituent de sérieuses pièces à conviction pour les membres de la Haute cour de justice qui pourront désormais s'occuper de Idrissa Seck, Salif Bâ et, probablement, Abdoulaye Diop, car ils disposent désormais d'éléments plus que compromettants contre eux. Pourtant Bara Tall a tout fait pour dissimuler ces documents. Face aux Inspecteurs généraux d'Etat qui souhaitaient entrer en possession de ces documents en question, Bara Tall avait refusé de les fournir. Il n'y était d'ailleurs pas obligé puisque l'Ige n'est pas une juridiction et n'a pas la compétence de contraindre un individu qui, de surcroît n'est pas fonctionnaire à lui fournir des éléments pour étayer ses conclusions. Mais devant une juridiction comme la commission d'instruction de la Haute cour de justice, un refus de Bara Tall de fournir ces documents l'aurait exposé à une perquisition dans ses bureaux et domiciles. D'où la célérité avec laquelle il s'est présenté vendredi dernier devant les membres de la commission, avec une mallette pleine de papiers. Ces pièces à conviction qui sont désormais à la disposition de la justice pourront être utilisés tant contre Idrissa Seck et Salif Ba, que contre Bara Tall lui-même qui est attendu de pied ferme par le juge du cinquième cabinet d'instruction, Yakham Lèye. Et avec ce dernier, finis les atermoiements.
Serigne Bass Diop loffice.sn 08-09/12/2005


Pressions sur la justice et corruption de journalistes
La méthode malsaine à l'épreuve de la justice
Quel est l'intérêt pour un journaliste de défendre un super milliardaire accusé d'être un escroc ? Il ne s'agit sans doute pas d'appliquer à celui-ci le principe de la présomption d'innocence, car des éléments rigoureusement établis par des compétences avérées l'accablent au plus haut point. Les éléments qui mettent en cause la probité de Bara Tall n'ont jamais été exploités avec professionnalisme par nombre de nos confrères, qui n'hésitent pas cependant à développer des arguments tendant à faire passer le patron de Jean Lefèbvre pour une victime. Bara Tall, c'est connu, est un homme particulièrement généreux avec les journalistes qui lui font des courbettes. Il possède un groupe de presse acquis à coups de manipulation, mais il lui en faut plus. Son système de défense qui consiste à se réfugier dans le silence tout en glissant des informations tronquées à ses amis journalistes, peut prospérer auprès de lecteurs ignorants et très prompts à soutenir les martyrs, mais les Sénégalais avertis ne peuvent s'y tromper. Nombre de confrères reconnaissent en privé être passés à la caisse de Bara Tall mais, au vu des éléments recueillis par les Inspecteurs généraux d'Etat chargés de faire la lumière sur les chantiers de Thiès, éléments pour le moins très accablants contre l'entrepreneur, la plupart d'entre eux se sont abstenus de défendre l'indéfendable. Cela n'aurait d'ailleurs servi qu'à les identifier comme des journalistes « alimentaires », une race bien connue dans notre glorieuse presse nationale et dont la spécialité est de s'enrichir sur le dos des milliardaires qui ont des choses à se reprocher mais qui, plutôt que de tenter de convaincre les juges, préfèrent intoxiquer l'opinion en se faisant passer pour des innocents. Aujourd'hui il est très aisé pour un journaliste, face à la détresse de Bara Tall, de se faire beaucoup d'argent rien qu'en lui proposant de le défendre dans la presse en le présentant sous des dehors de créateur d'emploi, d'ingénieur polytechnicien compétent qui, en un temps record, a développé avec succès l'entreprise héritée d'hommes d'affaires français. Le tout en oubliant, avec une mauvaise foi certaine, que l'homme est accusé d'avoir floué les Sénégalais pour des dizaines de milliards de francs Cfa. Principal auteur des vastes magouilles qui ont entaché les travaux des chantiers de Thiès, Bara Tall n'est pas aujourd'hui en position de vendre son image. Il lui est seulement demandé de s'expliquer sur le modus operandi qui lui a permis de présenter à l'Etat des factures qui dépassent de plus de 12 milliards le coût réel de sa prestation dans les travaux de préparation du 44ème anniversaire de l'indépendance de notre pays. Les pressions qu'il fait exercer sur la justice, la technique de l'intoxication choisi pour tromper le Sénégalais lambda, les dessous de table offert aux journalistes pour polir son image, ne réussiront jamais à le faire passer pour un entrepreneur honnête, surtout après le passage de l'Ige à Thiès.
Moustapha Sow loffice.sn 08-09/12/2005
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# Posté le vendredi 09 décembre 2005 03:48

Modifié le vendredi 08 juin 2007 02:48

Sortie de correspondances irrégulières: L'avocat de Idrissa Seck rejoint son client à Rebeuss

Sortie de correspondances irrégulières: L'avocat de Idrissa Seck rejoint son client à Rebeuss
Sortie de correspondances irrégulières: L'avocat de Idrissa Seck rejoint son client à Rebeuss

L'ancien Premier ministre, Idrissa Seck, inculpé pour les motifs d'accusation à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale, a de la compagnie : Un de ses conseils, Me Djiby Diallo, vient en effet d'être placé sous mandat de dépôt pour la troisième accusation qui pèse sur son client ; à savoir la sortie irrégulière de correspondances. Une décision de la Doyenne des juges qui met l'Ordre des avocats, qui se réunit ce matin, dans tous ses états.Me Djiby Diallo, l'un des conseils de l'ancien Premier ministre, était hier en face de la Doyenne des juges, Mme Seynabou Ndiaye Diakhaté. Ce n'était pas pour le compte
de son client. Mais, pour répondre plutôt de l'accusation de « sortie irrégulière de correspondances » qu'on lui prête d'avoir entrepris pour M. Seck, en détention préventive pour également les motifs d'atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale. Au bout de l'audition, Me Diallo n'est pas rentré chez lui. Il n'est pas non plus retourné à son cabinet ; le juge lui ayant décerné un mandat de dépôt hier en début d'après-midi. Pour Me Boucounta Diallo, coordonnateur du pool des avocats de l'ancien Premier ministre, le fait est grave : « Il n y a pas dans cette affaire de sortie irrégulière de correspondances. Il s'agit plutôt d'une violation de la correspondance entre un avocat et son client ». Explicitant, il a précisé qu'en prison aucun détenu ne dispose d'une machine à écrire ; « à plus forte raison M. Idrissa Seck ». Me Diallo n'aurait don fait que taper un texte avec sa machine, qu'il aurait par la suite présenté à son client, qui y aurait porté à la main quelques annotations. A en croire Me Boucounta Diallo, la détention préventive prise contre son confrère procède simplement des « tentatives de déstabilisation et de harcèlement » de leur collectif. Lui-même, rappelle-t-il, en a fait les frais. Leur pool sera-t-il affaibli par cette décision de la Doyenne des juges ? « Nullement », rétorque-t-il. Pour bon nombre de ses confrères, le bureau de Mme Seynabou Ndiaye Diakhaté risque d'être fort exigu lors de son prochain face à face avec Me Djiby Diallo. Et pour cause, au-delà du Cabinet Me Guédel Mbodj, où Me Diallo a fait son stage, et le collectif dont il était membre, « ce sont presque tous les avocats qui se proposent pour le défendre ». Parce qu'ils seraient tous sur leurs grands chevaux, suite à la décision du juge. D'ailleurs, le cas Me Djiby Diallo pourrait bien être l'un des points de l'ordre du jour de la réunion de l'Ordre des avocats, qui se tient ce matin. L'autre point gravitera autour de la violation des droits de la défense. Les robes noires seraient également très remontées contre le ministre de la Justice. Les avocats ayant du mal à digérer sa négation de l'existence de toute corruption et fouille devant le Parlement. Le ministre d'Etat Cheikh Tidiane Sy serait aux antipodes de toutes les récentes promesses faites par le chef de l'Etat, fulminent également des avocats. Une autre tornade semble donc couver au large de nos côtes.
Alioune Badara DIALLO L'OFFIce 14/12/2005


Un des avocats de Idrissa Seck inculpé et placé sous contrôle judiciaire
Me Djiby Diallo, un des avocats de Idrissa Seck, a été inculpé mardi et placé sous contrôle judiciaire par la doyenne des juges, pour le détit de « sortie irrégulière de correspondance de prison ».
Pour le même chef d'inculpation, Idrissa Seck et son collaborateur Mbaye Coulibaly avait été déjà inculpé. Convoqué à plusieurs reprises dans le cadre de cette affaire, les auditions de Me Djiby Diallo ont été à maintes reprises différées pour on ne sait quelle raison. « Me Djiby Diallo est un homme clé du dispositif de Idrissa Seck. C'est le seul qui le voit tous les jours, parfois même deux ou trois fois dans la même journée. Militant Pds et adjoint au maire de Diourbel, Me Djiby Diallo était un élément important de Seck. Avec cette inculpation, ils viennent encore de toucher un autre maillon essentiel de la stratégie de Idrissa Seck », analyse une source proche du dossier. Me Djiby Diallo devra se présenter régulièrement devant le juge car « il sous contrôle judiciaire », indique-t-on.
rewmi.com 14/12/2005
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# Posté le mercredi 14 décembre 2005 05:43

Modifié le mercredi 14 décembre 2005 08:35

Chantiers de Thiés : Rendez - vous décisif pour Salif Bâ avec le juge/Idrissa Seck passe aujourd'hui

Chantiers de Thiés : Rendez - vous décisif pour Salif Bâ avec le juge/Idrissa Seck passe aujourd'hui
Chantiers de Thiés : Rendez - vous décisif pour Salif Bâ avec le juge/Idrissa Seck passe aujourd'hui

Salif Bâ sera soumis, lundi prochain, à un jeu de questions-réponses à l'issue duquel la commission d'instruction décidera de la suite à donner à son dossier. En attendant, ses avocats ne semblent pas être au même niveau d'information concernant le dépôt ou non d'une demande de liberté provisoire à son profit.

L'ex-ministre du Patrimoine bâti et de la Construction, Salif Bâ, sera entendu sur le fond du dossier, lundi prochain, dans le cadre de l'affaire dite des chantiers de Thiès. L'un des conseils du prévenu, Me Abdou Dialy Kane, joint hier par téléphone, confirme l'information. L'audition de Salif Bâ par la commission d'instruction près la Haute Cour de justice est, selon l'avocat, l'occasion pour son client d'opposer des contestations sérieuses aux accusations de prévarication qui pèsent sur lui dans le cadre de la gestion des travaux des chantiers de Thiès. Salif Bâ sera, en effet, soumis à un jeu de questions-réponses à l'issue duquel la commission d'instruction, présidée par le premier président de la Cour d'appel, Cheikh Tidiane Diakhaté, décidera de la suite à donner à son dossier.
L'audition se déroulera en présence des avocats de l'ex-ministre du Patrimoine bâti et de la construction et non moins ex-patron du Pcrpe. Mais, ces derniers ne sont pas appelés, à ce stade de la procédure, à intervenir. Toutefois, ils ne seront pas confinés au rôle de spectateur. Selon Me Kane, en sus d'assister leur client, "les conseils du prévenus sont chargés de veiller sur la reproduction exacte des déclarations de leur client dans le procès-verbal". Après cette audience, les conseils de Salif Bâ vont certainement introduire une demande de liberté provisoire. Selon Me Kane, ceci n'a pas encore été le cas, contrairement à ce qui a été avancé dans certains journaux de la place. "Cela, pour deux raisons", explique Me Kane. D'abord, indique le conseil de l'ex-patron du Pcrpe, "Salif Bâ n'a pas encore été entendu quant au fond du dossier. En pratique, la demande de liberté provisoire n'est pas introduite tant que le prévenu n'est pas entendu au fond du dossier", précise Me Kane. Et, en l'espèce, Salif Bâ, n'a pas encore sacrifié à cette procédure. "Les rares fois où une demande de liberté provisoire a été introduite sans que le prévenu ne soit entendu au fond, celle-ci a été rejetée", relève l'avocat. L'autre raison tient, selon Me Kane, au fait que "toutes les décisions concernant le dossier de Salif Bâ sont prises à l'issue de réunions des membres du collectif des avocats de l'ex-ministre du Patrimoine bâti et de l'Habitat". Et, jusqu'ici, renseigne l'avocat, "aucune réunion n'est encore tenue dans le sens de l'introduction d'une demande de liberté provisoire". Me Kane d'en déduire qu'aucune demande de liberté provisoire n'a encore été déposée en faveur de son client.

Des journaux ont fait état, hier, de l'introduction depuis une semaine d'une demande de liberté provisoire en faveur de Salif Bâ. L'argumentaire reposerait, selon ces titres, sur l'état de santé de l'ex-ministre du Patrimoine bâti et de la Construction qui serait précaire. Une pile de dossiers médicaux serait déjà déposée sur la table de président de la commission d'instruction. Une information que confirme Me Khassimou Touré, l'un des conseils de Salif Bâ, joint hier par téléphone. Me Touré qui s'est voulu peu disert, s'est contenté de lâcher : "Je vous le confirme, on a déposé une demande de liberté provisoire depuis environ une semaine". Au regard des déclarations contradictoires de Mes Touré et Kane, il apparaît qu'au sein du collectif des avocats de Salif Bâ, le niveau d'information n'est pas le même. Est-ce le signe d'un désaccord entre les conseils de l'ex-ministre du Patrimoine bâti et de l'Habitat ? En tout cas, une discorde entre les avocats de l'ex-patron du Pcrpe, pourrait entamer la ligne de défense de Salif Bâ.

Amadou DIOUF ](Walfadjiri 23/12/2005)

Idrissa Seck passe aujourd'hui

La commission d'instruction près la Haute Cour de justice auditionne sur le fond, ce matin, l'ancien Premier minsitre, Idrissa Seck, dans le cadre du dossier des chantiers de Thiès. Une audition très attendue parce que c'est la première fois que le maire de Thiès fera face à la commission d'instruction réunie au grand complet.
L'importance de l'audition de ce matin est aussi liée au fait qu'après cette audience, les conseils de l'ex-Premier ministre pourront introduire une demande de liberté provisoire. Idrissa Seck a déjà été recalé dans une première demande par la doyenne des juges, après l'avoir auditionné dans le cadre du délit d'atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale. Subira-t-il le même sort ? Rien n'est moins sûr. En tout cas, les avocats de l'ex-Premier ministre ne ratent pas une occasion de réitérer leur volonté de voir leur client lavé de toutes les accusations.

A. DIOUF

AFFAIRE DES CHANTIERS DE THIÈS : Idrissa Seck entendu sur le fond aujourd'hui
(Le Soleil 23/12/2005)

Sous le coup d'un premier mandat de dépôt depuis le 23 juillet 2005 pour le délit d'atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale, puis d'un deuxième qui lui a été décerné le 10 août dernier par le président de la Commission d'Instruction de la Haute Cour de Justice pour détournement de deniers publics dans le cadre des Chantiers de Thiès, Idrissa Seck comparaît à nouveau devant les magistrats aujourd'hui.

C'est, en effet, ce matin que l'ex-Premier ministre sera entendu sur le fond pour répondre des charges contenues dans le rapport de l'Inspection générale d'État.

Ce qui est sûr, c'est que 17 milliards de FCfa ont été détournés dans le cadre des travaux de la Fête de l'Indépendance 2004 comme le souligne le document transmis à la Justice par l'Assemblée nationale, le 3 août 2005. Ce n'est pas tout, car les comptes personnels de l'ex-Premier ministre ultérieurement révélés à l'opinion devraient également figurer au nombre des questions retenues par la Commission d'instruction. Le fameux marché de 14 milliards de francs Cfa octroyé à l'entreprise « Jean Lefebvre », le 3 octobre 2003, dans des conditions jugées suspectes voire illégales occuperont sans nul doute une bonne place dans les débats d'aujourd'hui. Idrissa Seck avait, dans une longue déclaration, le 10 août, réfuté les accusations de détournement portées contre lui, rappelle-t-on.

PAPE GUÈYE


Chantiers de Thiès : audition sur le fond de Idrissa Seck : Ses avocats vont demander une liberté provisoire

Aujourd'hui est jour de vérité pour Idrissa Seck. L'ancien Premier ministre sera interrogé sur le fond du dossier de détournement de deniers publics par la commission d'instruction de la Haute cour de justice. Ses avocats, qui ont battu le rappel des troupes, se sont réunis hier dans le bureau de Me Boucounta Diallo, à l'exception des étrangers qui n'avaient jusqu'au moment où nous mettions sous presse, pas foulé le sol sénégalais. Toutefois, les autres conseils promettent de l'assister jusqu'au bout pour le sortir de l'ornière. La justice va enfin mettre le pied à l'étrier dans ce qu'il est convenu d'appeler l'Affaire des Chantiers de Thiès. Le président de la commission d'instruction de la Haute cour de justice, Cheikh Tidiane Diakhaté, entend auditionner, pour la première fois depuis son inculpation, Idrissa Seck sur le fond du dossier de détournement des deniers publics dans le dossier relatif aux Chantiers de Thiès. L'ancien numéro 2 du Pds et maire de Thiès, convoqué à la division des investigations criminelles (Dic) pour être entendu sur les chantiers de Thiès le 15 juillet, a été inculpé une semaine plus tard pour atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale. Invité une autre fois pour être entendu sur le fond, il s'est vu notifié un nouveau chef d'inculpation de sorties de correspondances irrégulières. Depuis lors, il croupit dans les geôles de la prison centrale de Rebeuss où il ne reçoit que les lundis les visites de ses amis. La Haute cour de justice va donc entendre, l'édile de Thiès sur le fond du délit de détournement de deniers publics. Ses avocats, qui ne l'avaient pas rencontré depuis la décision de l'ordre des avocats de boycotter la prison centrale pour protester contre leur condition de travail notamment les violations des droits de la défense, ont, cependant, promis de l'assister aujourd'hui. Si Me Sidiki Kaba est déjà à Dakar, ce n'est pas encore le cas pour ses confrères français et béninois. En effet, Me Lionel Agbo et Me Usurlé sont encore attendus. Mais avec la complexité du transport aérien, Mes Ciré Clédor Ly, Doudou Ndoye, Demba Ciré Bathily, Pape Jean Sèye et Boucounta Diallo ne seront pas surpris de l'absence de leurs collègues, lors de l'audition de l'ancien chef du gouvernement. Le mot d'ordre de la rencontre des conseils de l'édile de Thiès était d'attendre son audition pour déposer une demande de liberté provisoire pour Idrissa Seck. Ce qui pour autant ne le sortira pas de prison d'autant plus qu'il est poursuivi pour les délits d'atteinte à la sûreté nationale et de sorties de correspondances régulières. Aujourd'hui pourrait être le déclic et l'édile de Thiès pourrait ainsi répondre des fautes à lui imputées par le rapport de l'Inspection générale d'Etat et nourrir éventuellement l'espoir d'une liberté provisoire.
Amadou BA L'AS 23/12/2005
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# Posté le vendredi 23 décembre 2005 06:33

Modifié le vendredi 23 décembre 2005 06:47

Idy sous la menace d'une nouvelle accusation d'enrichissement illicite:L'étau se resserre autour de l'ancien Pm / Idrissa Seck entendu par la commission d'instruction : "Seuls Me Wade et moi savons sur les comptes"

Idy sous la menace d'une nouvelle accusation d'enrichissement illicite:L'étau se resserre autour de l'ancien Pm / Idrissa Seck entendu par la commission d'instruction : "Seuls Me Wade et moi savons sur les comptes"
Idrissa Seck entendu par la commission d'instruction : "Seuls Me Wade et moi savons sur les comptes"
L'ex-Premier ministre a, au cours de son audition d'hier par la Commission d'instruction de la Haute Cour de justice sur les chantiers de Thiès, battu en brèche les accusations portées contre lui et contenues dans la résolution de l'Assemblée nationale. A propos des comptes ouverts et qui ont été le point focal de l'interrogatoire, Idrissa Seck soutient que la seule personne qui doit en répondre est Me Wade puisqu'étant le délégant. Le maire de Thiès, selon notre source, s'est montré très disponible face aux juges.

"Seuls lui (Ndlr : Me Wade) et moi savons". C'est, en substance, ce qu'a déclaré Idrissa Seck aux juges de la Commission d'instruction de la Haute Cour de justice qui l'entendaient hier. Une audition qui a duré près de huit heures d'horloge. Au cours de cette audition qui a porté exclusivement sur les chantiers de Thiès, Idrissa Seck a semblé entretenir le mystère sur cette affaire dont apparemment seuls lui et Wade connaissent les tenants et les aboutissants.
Sortis épuisés de la rencontre avec les juges, les conseils du maire de Thiès n'ont cependant pas manqué de laisser apparaître leur joie face aux nombreux journalistes et sympathisants qui ont fait le pied de grue toute la journée. Apparemment soulagé, Me Boucounta Diallo, porte-parole des avocats d'Idrissa Seck, lâche tout de go : "M. Idrissa Seck vient enfin et pour la première fois d'être entendu sur le fond par rapport aux chantiers de Thiès. Il vient, une fois encore, de prouver son innocence." De source sûre, l'ex-Premier ministre, répondant aux questions des juges relatives aux chèques de l'Etat qu'il est accusé d'avoir détournés à des fins personnelles, a soutenu qu'il n'a jamais eu à entreprendre une quelconque transaction bancaire sans l'aval du président Wade. A l'en croire, d'ailleurs, tous les chèques ayant servi à cette transaction ont porté la signature de Me Abdoulaye Wade. C'est ainsi que le célèbre pensionnaire de Rebeuss a nié, catégoriquement, les passages de la résolution de l'Assemblée nationale l'accusant d'avoir détourné 1,200 million d'euros qui auraient été offerts par le Koweit au Sénégal et utilisés sous le vocable "fonds diplomatique". Selon Idrissa Seck, ce montant avait été directement remis à l'époque au président Abdoulaye Wade qui l'aurait fondu dans ses fonds politiques, affirme notre source.
Concernant les 2 milliards de créances que Me Wade avait contractées auprès de la Cbao, l'ex-collaborateur du président de la République soutient qu'ils ont été totalement remboursés par le biais des fonds politiques. A ce propos, Idrissa Seck précise que les chèques relatifs à cet emprunt bancaire ont tous été émis à l'ordre de Karim Wade, fils et conseiller du président de la République, par ailleurs président de l'Anoci. Pour Idrissa Seck, Karim Wade les endossait au nom de son garde du corps, Victor Kantoussan.
Evoquant les comptes ouverts à l'extérieur du temps de sa toute puissance, l'ancien Premier ministre a fait comprendre aux juges que nul autre que lui et Me Wade n'en sait quelque chose. "Il n'y a que Wade et moi qui savons" aurait, encore, dit Idrissa Seck à l'adresse des juges-enquêteurs. Pourquoi le maire de Thiès, lors de sa passation de service, n'a pas édifié son successeur à la primature sur l'existence de certains comptes ouverts au nom de l'Etat sénégalais ? A cette question des juges, l'ex-numéro deux du Pds s'est voulu explicite. "Les comptes ouverts au nom du secrétariat général de la présidence de la République ont été clôturés à mon départ pour la Primature au nom de laquelle, ils ont été rouverts sur ordre de Me Abdoulaye Wade. Et lorsque j'ai quitté cette station, le président avait de nouveau demandé à ce que ces comptes soient clôturés et transférés à la présidence".
A propos des comptes, notre source avance que l'ex-Premier ministre n'a pas été avare en paroles. Idy était tellement en verve et à l'aise, qu'il s'est passé de son repas de midi que lui avait apporté son garde du corps. Cette séance d'explication sur les comptes, faite dans le détail, aurait laissé pantois les juges de la commission d'instruction qui attendent de recevoir lundi prochain, l'ex-ministre du Patrimoine bâti, lui aussi cité dans l'affaire des chantiers de Thiès.
Aguibou KANE walf 24/12/2004

APRES 9 HEURES D'AUDITION SUR LE FOND DU DOSSIER DE IDY
Les avocats dans une position de combat
L'ancien Premier ministre du Sénégal, Idrissa Seck était hier, vendredi 23 décembre devant les magistrats de la commission d'instruction de la Haute cour de justice pour une audition sur le fond. Après un interrogatoire de près de 8 heures, les avocats ont encore clamé l'innocence de leur client et décident de se retrouver pour réfléchir sur la position à adopter dans ce combat juridique. Les députés, responsables et militants proches du maire de Thiès, ont fait le pied de grue devant le siège de la commission en même tant que les journalistes.
Après cinq mois de détention à la maison d'arrêt et de correction (Mac) de Reubeuss, l'ancien Premier ministre du Sénégal et maire de Thiès a été entendu sur l'affaire des chantiers de Thiès par la Commission d'instruction de la Haute cour de justice. Cette audition sur le fond du dossier a eu lieu hier, vendredi 23 décembre au siège de ladite commission sis à la corniche. Elle a enregistré la présence d'une bonne dizaine des avocats de Idrissa Seck. « Nous sortons réconfortés davantage par son innocence proclamée lors de notre première audition et qu'il n'a pas cessé de clamer chaque fois qu'il s'est agi de se présenter devant le juge », a déclaré le coordonnateur du collectif des avocats, Me Boucounta Diallo au sortir de ce face à face avec les cinq magistrats de la Commission. Voulant respecter le secret de l'instruction, il a souligné que « le collectif va tirer toutes les conséquences et va envisager la suite du combat judiciaire ».
L'audition sur le fond de l'ancien Premier ministre du Sénégal s'est déroulée sous un imposant dispositif de sécurité. Le siège de la Commission d'instruction de la Haute cour de justice a été pris d'assaut par deux camions de police, remplis d'éléments du Groupement mobile d'intervention (Gmi). C'est ainsi que toute cette partie de la corniche a été quadrillée par les forces de l'ordre qui ont filtré le passage. Seuls les journalistes détenteurs de carte de presse sont autorisés à se mettre devant le siège qui ressemblait à un véritable « bunker ». Les partisans du maire de Thiès (députés, responsables politiques et simples militants) ont été priés de rester à deux cents mètres du siège de la commission dans leur voiture. L'ex-ministre de la Famille, du Développement social et de la Solidarité nationale Awa Guèye Kébé, les députés Samba Bathily, Garmy Fall, Ndèye Maguette Dièye, Oumar Sarr (ce dernier est également président du Conseil régional de Diourbel), ainsi que les autres militants, ont fait le pied de grue en même temps que les journalistes de 9 heures aux alentours de 18 heures 20 minutes. C'est vers les coups de 12 heures que le leader du Parti pour l'indépendance et le travail (Pit), Amath Dansokho, va effectuer le déplacement du côté de la corniche pour témoigner de sa solidarité à ces frondeurs libéraux (au pouvoir). « Je suis venu vous apporter mon soutien parce que son (Ndlr, Idrissa Seck) emprisonnement est arbitraire. Idrissa Seck est un prisonnier politique », a déclaré le membre de la conférence des leaders du Cadre permanent de concertation de l'opposition (Cpc). Selon lui, « le président de la République, Me Abdoulaye Wade a peur de lui (Idrissa Seck, Ndlr). Il ne veut pas qu'il participe aux prochaines élections. Et que c'était la seule raison pour laquelle Idrissa Seck se trouve aujourd'hui en prison ». Et Amath Dansokho d'indiquer : « je ne peux pas admettre des actes arbitraires. Je suis solidaire de ses avocats, de tout le peuple sénégalais ». Il n'a pas pu s'empêcher de s'interroger : « comment se fait-il qu'un président de la République se lève un jour pour embastiller les gens ? La liberté est indivisible. S'il y a un acte d'injustice, tout le monde est concerné. Les actes arbitraires sont devenus monnaie courante ».
Rappelons qu'il est reproché à l'ancien Premier ministre des malversations financières et d'attributions de marchés fictifs. Outre l'affaire des chantiers de Thiès, le maire de Thiès qui se trouve à la Maison d'arrêt et de correction de Dakar, Reubeuss depuis le 23 juillet, est sous le coup de deux autres chefs d'inculpation: atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale et sortie irrégulière de correspondance à partir de la prison.
Ibrahima Lissa FAYE



Idy sous la menace d'une nouvelle accusation d'enrichissement illicite L'étau se resserre autour de l'ancien Pm
Article Par Serigne Saliou Samb, Paru le Vendredi 23 Déc 2005
C'est aujourd'hui que l'ancien Premier ministre doit repasser devant la commission d'instruction de la Haute Cour de justice. Mais le moins que l'on puisse dire est que le maire de Thiès déjà inculpé pour « atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale », n'est pas encore au bout de ses peines. Car selon une source proche de son dossier, le juge pourrait lui notifier un nouveau chef d'inculpation, à savoir « l'enrichissement illicite ». Ses avocats qui se sont réunis durant toute l'après-midi d'hier redoutent un coup de force de la part de la justice. Ils comptent exhiber des pièces à conviction et demander la comparution d'autres témoins devant le juge. Les nuages s'assombrissent davantage au-dessus de Idrissa Seck. Avec l'intention prêtée au président de la commission d'instruction de la haute Cour de justice d'ajouter un nouveau chef d'inculpation à son dossier. En effet, la justice qui a réuni ces derniers temps beaucoup d'éléments, serait sur le point de conclure à une « vaste entreprise de détournement de deniers publics et d'enrichissement illicite » de la part du prédécesseur de Macky Sall. A en croire notre source, le récent voyage du commissaire Assane Ndoye en Europe, aurait permis à la Dic de découvrir des chèques, des comptes bancaires et des biens immobiliers appartenant à l'ancien Premier ministre. Qui plus est, les auditions de Daniel Sané président de la Commission nationale des contrats de l'administration (Cnca) et de Bara Tall patron de l'entreprise Jean Lefebvre, ont permis au juge d'instruction d'en savoir un peu plus sur les « abus » de l'ancien Premier ministre constatés par les enquêteurs de l'Ige. Du côté des avocats de Idrissa Seck, l'heure est à la mobilisation. Durant toute l'après-midi d'hier, ils se sont réunis autour de Boucounta Diallo pour peaufiner leur stratégie de défense. Maître Sidiki Kaba serait même rentré hier à Dakar pour les rejoindre dans le but de faire reculer le juge d'instruction. Mais le collectif craint une mauvaise surprise de la part de la justice qu'il soupçonne de vouloir enfoncer Idrissa seck. Raison pour laquelle, Boucounta Diallo et ses collègues entendent demander la comparution d'autres témoins devant le juge d'instruction. « Ils vont également exhiber des pièces à conviction pour justifier les signatures de documents par l'ancien Premier ministre Idrissa Seck sur instruction du Président Wade » ajoute notre interlocuteur. Reste à savoir si l'accusation d'enrichissement illicite peut prospérer. D'autant plus que, comme le souligne l'avocat El Hadji Diouf, depuis l'époque du Président Abdou Diouf qui l'a instituée, la Cour de répression contre l'enrichissement illicite n'a jamais siégé.
Lobservateur.sn 23/12/2004
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# Posté le samedi 24 décembre 2005 04:33

AFFAIRE DES CHANTIERS DE THIÈS : Salif Bâ entendu sur le fond aujourd'hui

AFFAIRE DES CHANTIERS DE THIÈS : Salif Bâ entendu sur le fond aujourd'hui
(Le Soleil 26/12/2005)

Placé sous mandat de dépôt, depuis le 22 août dernier, en vertu de l'acte d'accusation du 3 août 2005 voté par l'Assemblée nationale, Salif Bâ, ancien ministre du Patrimoine bâti, de l'Habitat et de la Construction, fera face à la Commission d'Instruction de la Haute Cour de Justice ce matin.

Quatre chefs d'inculpation ont été retenus contre Salif Bâ dans la procédure transmise au Parquet. Les délits relevés vont du choix d'entreprises fictives à la passation de marchés de gré à gré, le non versement de précomptes au titre de la Tva d'un montant de 3 milliards 998 millions Cfa et le paiement de prestations sans justificatifs.

Ce n'est pas tout car l'Inspection générale d'Etat a, au terme de son évaluation, établi une migration illicite de fonds estimés à 22 milliards de FCfa en faveur de son département.

Toutefois, les avocats de Salif Bâ ont déploré ce qu'ils qualifient « amalgame » s'agissant des charges notifiées à leur client. En effet, soulignent-ils, seule une d'entre elles relèvent de la Haute Cour de Justice, notamment la migration de fonds.

D'autre part, les conseils de M. Bâ persistent à croire qu'on ne peut parler de détournement de précomptes de la Tva puisque, déclarent-ils, Salif Bâ avait sollicité le report des versements incriminés pour éviter une asphyxie des travaux de l'Indépendance.

Quoiqu'il en soit, Salif Bâ devrait pouvoir éclairer la lanterne des membres de la Commission d'Instruction relativement aux points dont il est question d'autant qu'il continue à clamer son innocence malgré les griefs retenus contre lui par l'Inspection générale d'Etat.

Ses conseils pourraient, selon toute vraisemblance, déposer une demande de liberté provisoire en sa faveur à l'issue de son audition au fond eu égard à son état de santé. En attendant, Salif Bâ s'est attaché une armada de défenseurs dont Mes Abdou Dialil Kane, Khassim Touré, Ibrahima Diawara, Moustapha Diop, Soulèye Mbaye, Aliou Cissé, Aïssata Tall Sall, Seydou Diagne et François Sarr.


PAPE GUÈYE
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# Posté le lundi 26 décembre 2005 05:56