Idrissa seck devra répondre de sa gestion des milliards des chantiers de Thiès

ENQUETE DE LA COMMISSION D'INSTRUCTION: Que reste-t-il des chantiers de Thiès ?
(Nettali.com 23/01/2006)

Selon diverses informations publiées par différents journaux de la place, Idrissa Seck devrait bénéficier d'un non-lieu total ou partiel sur le délit d'atteinte à la sûreté de l'État. Et il ne lui resterait plus alors qu'à se battre pour sortir de l'accusation de détournements de deniers publics par laquelle il a été inculpé et placé sous mandat de dépôt. Seulement, depuis quelques temps, l'on a l'impression que la commission d'instruction de la Haute cour de justice n'enquête plus sur le dossier des chantiers de Thiès, mais plutôt sur l'utilisation des fonds politiques. Que reste-t-il des graves accusations contre Idrissa Seck, Salif Bâ et les entrepreneurs qui ont bénéficié des marchés des chantiers de Thiès ?

Quand Idrissa Seck allait répondre en juillet dernier à une convocation des policiers de la Division des investigations criminelles (Dic), il y allait officiellement pour répondre à une convocation en rapport avec ses responsabilités dans le dossier dit des chantiers de Thiès. Mais très vite, les autorités, notamment le ministre de l'Intérieur et son collègue garde des sceaux, se sont rendus compte que la Dic n'avait pas compétence à entendre, sur sa gestion, un ancien Premier ministre. Aussi sont-ils allés dénicher, la nuit même de l'interpellation d'Idrissa Seck par les limiers de la Dic, une accusation d'atteinte à la sûreté de l'État et à la défense nationale. D'ailleurs, tous les observateurs avaient pensé qu'en réalité, cette accusation ne reposait sur rien, mais servait plutôt à maintenir Seck dans les liens de la prévention. Et l'avenir semble leur donner raison. Puisque les différentes investigations menées par la police et l'enquête de la Doyenne des juges Mme Seynabou Ndiaye Diakhaté ne semblent pas donner grand-chose. Ainsi s'achemine-t-on, en tout cas si l'on croit certaines informations livrées par la presse, vers un non-lieu pour Idrissa Seck et ses présumés complices. Il ne reste alors que le dossier des chantiers de Thiès qui pèse sur les épaules de l'ancien Premier ministre. En dehors, bien évidemment de l'accusation de sortie irrégulière de correspondances de la prison centrale de Rebeuss pour lequel d'ailleurs, il n y a pas de mandat de dépôt mais une simple inculpation. Les avocats de Idrissa Seck ne veulent d'ailleurs pas considérer cette dernière affaire comme un problème et se concentre surtout sur l'affaire des fonds politiques. Ainsi, plus on avance dans ce dossier, plus on a comme l'impression que la commission d'instruction de la Haute cour de justice ne s'intéresse qu'à la gestion des fonds politiques. C'est que le pouvoir, pour enfoncer davantage M. Seck, a commis l'erreur d'inclure dans l'acte d'accusation envoyé à l'Assemblée nationale, les numéros des comptes où sont logés les fonds politiques. Or, Idrissa Seck semble s'être bien préparé pour se défendre sur ce point précis. Mieux, comment peut-on poursuivre Seck sur les fonds politiques dont la gestion dépend des pouvoirs discrétionnaires du président de la République ? En réalité, de procès d'Idrissa Seck, on est en train de dériver directement vers celui de la gestion de Wade et de son régime. Et cela n'augure rien de bon. Cependant, si Idrissa Seck réussit à sauver sa tête sur le dossier des fonds politiques, que restera-il des chantiers de Thiès ? Sans doute un énorme flou. Car, il serait incompréhensible que Seck paye, à lui tout seul, les malversations sur les chantiers de Thiès. Si malversations, il y a. Alors que l'ex-ministre Salif Ba est en liberté provisoire et que jusqu'ici, les entrepreneurs qui ont travaillé sur ces chantiers de la fête de l'Indépendance 2004 ne sont toujours pas inquiétés.
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# Posté le lundi 23 janvier 2006 08:23

LA DIC FOUILLE LES BIENS IMMOBILIERS DE IDISSA SECK

LA DIC FOUILLE LES BIENS IMMOBILIERS DE IDISSA SECK
DELEGATION DU JUGE DU CINQUIEME CABINET : La Dic visite les biens immobiliers de Idy

Le juge du cinquième cabinet en charge des « seconds » couteaux dans l'affaire dite des chantiers de Thiès vient de faire parvenir à la Division des investigations criminelles (Dic) deux autres délégations judiciaires, après celles relatives à l'audition des entrepreneurs. L'une pour « visiter » les biens immobiliers de Idy, et l'autre, pour savoir si oui ou non il y a eu des entreprises fictives ayant gagné des marchés dans l'affaire dite des chantiers de Thiès....Si pour le moment rien n'a filtré du statut des entreprises (une vingtaine est visée), il n'en demeure pas moins que pour les biens immobiliers de Idy, la vérité est là : il possédait un immeuble à Paris, vendu avant l'éclatement du dossier des chantiers et une maison au point E acquise en 1993 après un prêt bancaire de 35 millions à la Cbao. La Brigade des affaires générales de la Division des investigations criminelles (Dic) boucle cette semaine l'audition des entrepreneurs cités dans l'affaire dite des chantiers de Thiès et qui a vu, entre autres, les interrogatoires de Bara Tall de Jean Lefebre Sénégal (Jls) et de Mbaye Diop de la Sattar. Ces auditions tous azimuts faisaient suite à la délégation judiciaire faite par le juge du cinquième cabinet, Yakham Lèye, aux hommes du commissaire Assane Ndoye. Une autre donne s'invite dans ce dossier tumultueux. Toujours par délégation judiciaire, le cinquième cabinet à demander à la Dic de mener des investigations poussées sur les biens immobiliers de l'ancien Premier ministre Idrissa Seck. Selon des sources sûres, les enquêteurs ont déjà commencé le travail, mais les échos que nous avons des investigations confortent le maire de Thiès. En effet, il a été révélé que Idy ne possède qu'une seule maison, celle de Point E. Maison qui, selon les premiers résultats de l'enquête, a été acquise après un prêt acquis par l'ancien Pm à la Cbao en 1993 à hauteur de 35 millions de Fcfa. Concernant toujours l'immeuble Parisien qui serait la propriété de l'ancien Premier ministre, et qui d'ailleurs avait fait la « Une » du Gris-Gris International, le résultat n'est guère meilleur. En effet, il a été révélé que Idy a vendu ledit immeuble à un tiers, avant même l'éclatement de l'affaire dite des chantiers de Thiès. Le juge Yakham Lèye a fait une autre délégation judiciaire à la Brigade des affaires générales de la Dic. Ce, pour vérifier si toutes les entreprises attributaires de marchés dans l'affaire des chantiers de Thiès ont un statut juridique clair. L'enquête des limiers permettra de confirmer ou d'infirmer les rumeurs selon lesquelles certaines des entreprises sont fictives. Seules une vingtaine d'entreprises, sur la quarantaine ayant gagné des marchés dans l'affaire des chantiers de Thiès, sont visées par cette délégation judiciaire.
Cheikh Mbacké GUISSE
(las.sn 27/01/2006)
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# Posté le vendredi 27 janvier 2006 06:26

Modifié le mardi 05 juin 2007 07:12

Affaire Idriss Seck, la fin d'un feuilleton ? LE POLITIQUE au MEPRIS de la JUSTICE

Affaire Idriss Seck, la fin d'un feuilleton ? LE POLITIQUE au MEPRIS de la JUSTICE
Affaire Idriss Seck, la fin d'un feuilleton ?

Depuis le mois de Juillet 2005, le Sénégal tout entier est tenu en haleine par ce qu'il est convenu d'appeler l'affaire Idrissa Seck. L'ex premier ministre du Sénégal et l'ex tout puissant numéro deux du PDS, le parti au pouvoir a été entendu sur les « fameux » chantiers de Thiès, travaux qui devait préparer les fêtes de l'indépendance dans une autre ville que Dakar, Thiès plus précisément, ville mythique où Idrissa Seck était maire. Nom de code : 4- 4-44, comme on dirait dans les films d'espionnages américain !!

A la suite d'autres chefs d'accusations comme celui d'atteinte à la sûreté de l'Etat.

Médusés, les sénégalais étaient en face d'un feuilleton politico-judiciaire : auditions, arrestations massives, où la seule faute à ne pas commettre c'est d'être un proche de Mr Seck. La Division des investigations criminelles(DIC) était devenue le cauchemar de plusieurs proches de l'ex numéro 2. Mais le temps a encore une fois de plus fait son travail, après plusieurs mois de ce feuilleton, les passions se sont calmées, il y a moins de coup de théâtre, moins de plaidoyers touchants des avocats du prisonnier le plus célèbre de Rebeuss.


Aujourd'hui, c'est l'heure de la détente, mais au de la des aspects politiques de cette affaire, comment comprendre les relations entre Seck et Wade ? Après la détente, si Seck retrouve la liberté après un non lieu, quel avenir pour démocratie ? Sur le plan purement spirituel, quels enseignements pour Idrissa Seck ? Ou en est la prise en charge de la demande sociale qui elle, est croissante ?

Les rapports Wade/ Seck : le fils désavoué ou le choc de deux personnalités fortes

On delà de l'aspect juridique et assurément politique de cette affaire, il y a en toile de fonds une confrontation entre deux hommes à la forte personnalité. On se rappelle que le président Wade avait dit en public que Idrissa Seck était comme son fils, qu'il l'a vu grandir lui a payé ses études etc. et ce dernier disait également qu'il était le « fils d'emprunt », ce père spirituel qui est devenu un père tout simplement. Une véritable affection est née entre les deux hommes, qui a rendu la déchirure plus douloureuse pour l'un comme pour l'autre.
A la diffusion du cd1 qui a avait crée un tollé général, Idrissa Seck disait comme un enfant pris de court par la sévérité inattendue de son père, il disait « il avait promis de ne jamais me faire du mal » et lui Me Wade, a demandé à son fils ce qu'il avait fait de l'argent du pays.

Le président continue à inaugurer, multiplie les voyages, un peu pour dire que « la page est tournée », mais on sent cette insatisfaction. Me Wade cherche un autre Idy, qui soit brillant, qui ait le sens de la répartie, de la virulence sans jamais être vulgaire, un homme ou une femme « qui en jette ». En effet, même si Mr Seck n'a pas eu tous les diplômes qu'il déclare, personne ne peut nier que le PDS a besoin d'un homme percutent, qui dégage, personne ne peut nier que la marche bleue c'était lui. La campagne de masse à petits prix qui nous avait convaincus nous les jeunes, le look des bretelles etc. Ah elle était belle l'alternance. Au lendemain de l'alternance, nous n'oublierons jamais le débat télévisé ou Idy avait mis KO Djibo Kâ, qui n'en revenait d'être tourné en dérision par ce jeune sorti du néant qui à l'âge où il menait la politique était encore dans un collège à Thiès à apprendre l'histoire et la géographie !


Pour toutes ces raisons, cet homme est important pour le parti, ce que Mme Aminata Tall, dont les relations difficiles avec Mr seck ne sont pas inconnues, s'est engagée pour son retour. Ceci nous emmène à reparler d'un autre page de cette histoire, il s'agit des faucons du palais défenseurs à vie du président, qui ont leur bonne volonté mais ne sont pas arrivés à convaincre. Beaucoup craignent Mr Seck pour sa rhétorique, son pragmatisme et ce mépris qu'il affiche pour les loosers. On a souvent eu l'impression que les faucons qui ont combattu sur tous les fronts Mr Seck, l'ont fait plus pour conserver leurs privilèges que pour « débarrasser » notre pays d'un homme qui a volé les milliards du peuple.

Nous sénégalais nous avons suivi médusés encore une fois, le vote de mise en accusation, on a essayé de nous convaincre que c'est dans l'intérêt du pays, que notre justice n'était pas partisane etc.

Mais des questions nous restent en travers de la gorge : pourquoi justement lui seul, puisqu'il n'est pas ordonnateur de dépenses, puisqu'il y a toute une chaîne ou sa responsabilité est engagée parmi tant d'autres ? Pourquoi ce harcèlement des proches de Mr Seck ? Pourquoi les dossiers d'audits ou ont été découverts de détournements ne sont pas encore traités alors qu'ils sont plus anciens ?

Tout récemment, le chef d'accusation le plus inquiétant qui est l'atteinte à la sûreté de l'Etat a accouché d'un non-lieu partiel, laissant pantois bon nombre de détracteur du prévenu. On se rappelle qu'un journal de la place nous avait montré des « armes » « prouvant » la culpabilité de l'accusé, un journal qui fait des insultes et des critiques crypto- personnelle sa ligne éditoriale, comme c'est triste.

Pour finir, les relations entre Wade et son fils reprouvé dépasse le cadre politique et comme le dit Mr Seck « il n'y a que lui et moi qui savons ». Ainsi lorsque l'on s'avance trop sans pour autant mesurer toutes les dimensions de cette affaire, on tombe toujours de haut. Cette brusque détente, les prémices d'une réconciliation ont surpris plus d'un ... faucon ! Parce qu'en réalité le seul et unique maître à bord reste Me Wade, lui seul quelque soit la pression avérée ou pas des USA dans cette affaire.


Mais plus encore Me Wade est versatile, ce trait de caractère est chez lui plutôt une redoutable arme politique, qui fait qu'on ne peut jamais le cerner, le prévoir.


Au-delà de ce choc de personnalités, il y a une dimension, qu'il est pratiquement difficile d'occulter dans cette « affaire », il s'agit de la mystique. En effet, il serait trompeur de croire que Idrissa Seck n'a commencé à citer des références religieuses que « nouvellement » c'est-à-dire lorsqu'il a quitté la « station primatoriale ». On se rappelle des versets du coran que l'on récitait avant chaque conseil de ministre, sans compter que le choix du jeudi est tout un symbole. Mais l'utilisation des références religieuses a quelque chose de particulier et de saisissant. En effet, il n'est pas du tout nouveau d'utiliser des sources coraniques ou même religieuses en politique, mais chez Idrissa Seck, la démarche n'est pas moralisatrice forcément, en plus de la rigueur qui s'y s'en dégage, on a toujours pris de court par le saut dans la réalité. Le verset récité prend un sens dans le contexte où il le met lui, un peu pour dire que le coran par exemple est message universel pour tous les hommes... dotés d'intelligence ! Mais qu'il n'est pas un texte qu'il faut lire et garder frileusement dans un tiroir il est riche actuel et c'est quelque chose qu'on « vit » tous les jours. Le coran dans sa réalité pratique et « humaine » en ce qu'il est un message délivré par un humain pour l'humanité ?


Mais sur le plan de la mystique comment comprendre son emprisonnement. Certainement comme une « épreuve », et nous savons bien qu'en religion, les épreuves constituent une voie incontournable vers l'ascension spirituelle, il faut avoir souffert, avant de pouvoir goûter à des plaisirs spirituels ou matériels. C'est ainsi que des saints très renommés sont partis à la recherche de ces preuves pour se rapprocher de leur Créateur. Ceci est une lecture possible en versus, en versas, une autre encore l'est. Sans nier son intelligence au dessus de la moyenne, il faut reconnaître que Mr Seck a à un moment donné de sa pratique du pouvoir affiché une certaine arrogance perceptible dans son discours et même son attitude (quoique n'étant pas le seul dans le régime que nous vivons présentement !!). Or nous savons tous que c'est l'orgueil qui a perdu celui qui a le plus servi et prié Dieu avant l'arrivée de Adam : Iblis. Créature de feu, ce dernier refusa l'ordre d'Allah de se prosterner devant Adam créature de boue. L'excès de confiance mène souvent à l'orgueil, et peut être en sortant de ces mois cauchemardesques à Rebeuss où il été incarcéré dans des conditions inhumaines, Mr seck pourrait il voire ce passage comme un appel à plus de modestie de son Créateur ? Allah est le plus Savant.

Et nous, le peule dans tout cela?

Dans tout cela et nous alors ? Nous qui ? Nous le peuple qui n'a pas des milliards, pardon des millions ! Parce que pour nous citoyen lambda, nous avons de dirigeants compétents et efficaces, nous avons besoins d'hôpitaux fonctionnels, de salles de classe, de professeurs etc. Nous les jeunes d'aujourd'hui, nous ne voulons pas être des retraités de la vie, nous voulons travailler, assurer la relève de nos parents retraités qui attendent notre relève tardive, nous voulons former des foyers, éduquer nos enfants...
Plus de promesse mais des actions, rien que des actions. Vivement que la stabilité du pays revienne qu'on puisse travailler à un autre avenir. En attendant, 2007 arrive et avec notre carte numérisée ou pas (!!) nous avons toujours notre mot (maux) à dire ! Heureusement !

Aminata Ndiaye,Sociologue sigapal@hotmail.com
(Xalima.com 01/02/2006)
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# Posté le mercredi 01 février 2006 06:01

Modifié le mardi 05 juin 2007 07:13

Wade : « Idy sera libéré cette semaine et il veut revenir au Pds »

Wade à des cadres thiéssois: « Idy sera libéré cette semaine et il veut revenir au Pds »

Le feuilleton politico-judiciaire de l'ancien Premier ministre est en train de dérouler son dernier acte. Avec la volonté ferme du président de la République d'½uvrer pour la libération du plus célèbre prisonnier de Rebeuss. Abdoulaye Wade l'a dit avant-hier à une délégation de cadres libéraux originaires de Thiès et qui étaient venus discuter avec lui des voies et moyens de récupérer la capitale du rail. Thiès qui est entrée en rébellion depuis l'arrestation de son maire. Détail important, Wade explique le blocage du dossier par la nécessité d'une nouvelle audition de Bara Tall. Et fait état de la demande formulée par Idy de rester dans les rangs du Pds. Wade rassure : « Idy a obtenu un non-lieu sur le délit d'atteinte à la sûreté de l'Etat. Le dossier des chantiers de Thiès connaîtra une issue heureuse. » Après le réaménagement-surprise du gouvernement intervenu avant-hier, le président de la République semble décidé à aller plus vite et plus loin. En optant pour la libération pure et simple de l'ancien Premier ministre en prison depuis près de sept mois. Et comme il l'avait fait au Cices lors d'une rencontre avec des ressortissants de la capitale du rail, en annonçant la saisine de la justice pour éclairer l'affaire des chantiers de Thiès, c'est à des cadres originaires de la même ville que Wade s'est adressé pour évoquer l'élargissement prochain de Idrissa Seck. Selon Madiop Sine qui est à l'origine de la rencontre de mercredi dernier qui a duré de 18 h à 20 heures, Me Wade leur a relaté toutes les péripéties qui ont marqué son compagnonnage avec le maire de Thiès. Se voulant plus précis, il rapporte les propos que le président de la République leur a tenus : « Idrissa Seck est mon fils, je l'ai éduqué et j'ai payé ses études. Mais il ne m'a pas rendu la monnaie. Je ne lui en veux pas et je peux vous jurer que je lui ai tout pardonné ». A en croire d'autres interlocuteurs qui figuraient parmi les 20 cadres thiessois (dont Toussa Diallo directeur adjoint de la Saed, Ibrahima Cissé directeur d'une société d'assurances, Tall Samba Diallo gestionnaire à Albert Royer...), qui ont assisté à l'audience, le locataire du Palais de l'avenue Léopold Sédar Senghor a également voulu prodiguer des conseils à Idy en déclarant : « Deux choses sont nuisibles pour un jeune : la fortune et le pouvoir. Malheureusement Idrissa Seck ne l'a pas compris, il s'est montré impatient et il a perdu ». Idy veut la carte du Pds, Bara Tall sera réentendu sur le fond Plein de bonne volonté à l'égard de ses hôtes parmi lesquels on peut citer des femmes comme Binetou Mbacké Dia et Aïda Sakho de Thiès et Astou Cisse de Khombole, Wade a justifié le maintien en prison de Idy par la requête du juge qui souhaite entendre une nouvelle fois l'entrepreneur Bara Tall. Ce dernier étant sérieusement accablé par le rapport de l'Ige sur les chantiers de Thiès. Et comme pour convaincre définitivement Mamadou Seck inspecteur des impôts à Rufisque et qui parlait au nom de la délégation (la même qui a été reçue, il y a de cela 15 jours par Souleymane Ndéné Ndiaye), le Président lui a rapporté les v½ux que l'ancien Premier ministre aurait formulés. Selon Me Wade, Idrissa Seck demande à avoir sa carte de membre pour pouvoir rester dans les rangs du Pds. Autant dire donc que les prochains jours seront décisifs.
Article Par SERIGNE SALIOU SAMB, (L'Observateur 03/02/2006)
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# Posté le vendredi 03 février 2006 05:43

IL VEUT ET IL OBTIENT LA LIBERTE D'IDRISSA SECK: Comment Me Wade décrédibilise les magistrats / Les fracassants aveux de Wade

IL VEUT ET IL OBTIENT LA LIBERTE D'IDRISSA SECK: Comment Me Wade décrédibilise les magistrats / Les fracassants aveux de Wade
IL VEUT ET IL OBTIENT LA LIBERTE D'IDRISSA SECK: Comment Me Wade décrédibilise les magistrats

La justice au Sénégal se résume-t-elle à la seule et unique volonté du président de la République ? La question est loin d'être saugrenue. Car, il est quand même bizarre de remarquer que dans pratiquement toutes les procédures judiciaires engagées par des magistrats sénégalais, il y a la main de Monsieur le président de la République. Alors l'indépendance de la justice serait-elle une utopie au Sénégal ?

Quand le dernier livre d'Abdou Latif Coulibaly suscitait moult réactions au Sénégal et à l'étranger, nombreux sont ceux qui pensaient que la justice sénégalaise allait se saisir de cette affaire pour que la lumière soit définitivement faite sur le meurtre de Me Babacar Sèye, mais aussi sur les sommes qu'a effectivement coûtées la réfection de l'avion de commandement, la Pointe de Sangomar. Mais il a fallu que le chef de l'Etat revienne de voyage et déclare qu'il n'avait l'intention de poursuivre en justice le journaliste écrivain pour que tout soit oublié. Ce qui avait, d'ailleurs, amené certains à s'interroger sur la réalité de l'indépendance de la justice au Sénégal.

Cependant, avec l'issue que semble connaître l'affaire des chantiers de Thiès, il est à craindre que la justice sénégalaise ne soit définitivement décrédibilisée par les actes que pose le chef de l'Etat dans certains dossiers gérés par des magistrats que l'on dit pourtant indépendants. En effet, l'affaire dite des chantiers de Thiès a tenu en haleine le peuple sénégalais pendant plusieurs mois. Et tout le monde espérait que la lumière allait être définitivement faite la gestion des deniers publics investis dans les travaux de la fête de l'indépendance Thiès 2004. Hélas ! Il va falloir déchanter puisqu'il n'en sera absolument rien. Simplement parce que Me Wade a décidé de trouver une solution à ce qu'il est convenu l'imbroglio Idrissa Seck. Le Président Wade qui est allé jusqu'à déclarer en pleine réunion de conseil des ministres, devant le ministre de la Justice, que le dossier était vide. Oubliant du coup l'épisode du Cices où il avait instruit à charge contre Idrissa Seck et reprenant à son compte les arguments des avocats de Idrissa Seck qui ont toujours dénoncé la vacuité de ce dossier aux allures de réglements de compte politiques. Les véritables clefs du dénouement qui s'annonce semble venir non pas venir de la justice elle-même mais de pressions américaines et de tractations menées par des religieux. Quel rôle les magistrats instructeurs vont donc jouer dans cette affaire ? Aucun si ce n'est appliquer les directives qui leur viennent du palais en libérant purement et simplement Idrissa Seck. Il en sera ainsi fini du fameux dossier des chantiers de Thiès. Il est évident que dans cette affaire, c'est la justice sénégalaise, notamment les magistrats, qui en prendra un sacré coup. Elle risque, en effet, de renvoyer à l'opinion publique l'image d'un pouvoir qui n'est là pour appliquer les directives venant de l'exécutif.

Nettali.com (Nettali.com 06/02/2006)



AVANT TOUTE NEGOCIATION : IDRISSA SECK DEMANDE A ETRE BLANCHI
(Walfadjiri 06/02/2006)

Seul son retour dans le Pds est négociable et il ne le sera qu'une fois qu'il sera blanchi par la justice dans une affaire des chantiers de Thiès qui lui aura valu dix mois de privation de liberté pendant que son nom et celui de sa famille étaient traînés dans la boue et son image écornée. Telle serait la réponse qu'Idrissa Seck aurait opposée invariablement aux médiateurs qui se sont présentés à lui, certains nuitamment, comme parlant et agissant au nom de l'Etat. Pour lui, hors de question de négocier sa libération.

Tout comme il a refusé de demander la liberté provisoire ou le non-lieu, Idrissa Seck s'est refusé à toute forme négociation visant à le libérer sans passer par les voies légales de la justice. Selon une source proche du dossier, l'ex-Premier ministre l'aurait signifié à tous ses interlocuteurs qui se sont présentés à lui comme des médiateurs de l'Etat. "Que la justice me blanchisse d'abord", leur aurait-il déclaré sur un ton ferme.
Selon toujours notre source, Idrissa Seck a rejeté toutes les propositions du pouvoir parce qu'il ne digère pas du tout d'avoir été traîné, lui et sa famille, dans la boue et privé de liberté pendant dix mois, d'avoir vu son image au niveau national et international écornée par ces différentes affaires qu'on lui a collées sur le dos. Raison pour laquelle, ajoute notre interlocuteur, "il demande que la vérité soit rétablie et que le droit soit dit". "Ce qui n'est pas trop demandé", note notre source.

Quid alors des informations parues dans la presse faisant état de négociations entre le pouvoir et Idrissa Seck pour faire libérer ce dernier ? "C'est de l'intoxication", relève notre interlocuteur. Selon lui, l'Etat sait que l'état du dossier dit des chantiers de Thiès ne lui permet pas de retenir l'édile de Thiès plus longtemps en détention préventive. "Aucune preuve de détournement de fonds n'a pu, jusqu'à présent, être fournie contre lui et les instructeurs n'ont entre leurs mains aucun document ni aucun témoignage des entrepreneurs ayant gagné des marchés à Thiès tendant à faire croire qu'il a été corrompu", énumère notre source. Et comme Idrissa Seck "n'est ni ordonnateur de dépense ni signataire de contrat, ainsi qu'il n'a cessé de le répéter, les surfacturations ne lui sont plus opposables. Dès lors, il ne reste plus rien dans le dossier qui puisse justifier son maintien en détention", poursuit notre interlocuteur. "Et comme deux non-lieu de suite sur les deux affaires qui lui ont valu dix mois de privation de liberté feraient désordre", explique-t-il, alors des rumeurs ont été sciemment véhiculées pour faire croire à l'opinion qu'Idrissa Seck a négocié sa sortie de prison.

Une telle éventualité signifierait, de l'avis de notre interlocuteur, qu'Idrissa Seck a des choses à se reprocher. Itou pour les rumeurs sur la prétendue démence de l'ex-Premier ministre. Notre source croit savoir que c'est dans le but de faire croire à l'opinion que le pouvoir a fait preuve d'humanisme en accordant la liberté à Idrissa Seck.

Pourquoi l'Etat cherche-t-il à se débarrasser de ce dossier ? Selon certaines indiscrétions, le pouvoir a peur d'aller en procès parce qu'il s'est rendu compte que son dossier a été très monté. On a vu ce qui s'est passé avec l'histoire des fonds politiques pour laquelle les autorités croyaient détenir le bon bout. La chausse-trappe tendue à Idrissa Seck s'est vite refermée sur elles. L'idée de récuser les trois magistrats à la tête de la juridiction chargée du dossier dit des chantiers de Thiès, et qui seraient parmi les principaux bénéficiaires de ces fonds politiques, a eu l'effet d'une douche froide sur le pouvoir qui a vite refermé ce dossier. Aussi, certains bailleurs de fonds, dont l'argent aurait échoué dans les fonds politiques, auraient-ils demandé à y voir clair.

La pression internationale serait également pour beaucoup dans la "reculade" du pouvoir. On a parlé des Américains qui ont élevé le ton dans le cadre de l'atteinte à la sûreté de l'Etat.

Avec toutes ces cartes en main, on comprend aisément pourquoi Idrissa Seck refuse de négocier. Le seul point sur lequel des négociations sont envisageables, aurait confié Idrissa Seck à ses proches, c'est son retour au Pds. Mais, cela n'est possible qu'après que le dossier des chantiers de Thiès aura été tiré au clair.

Amadou DIOUF

Mbaye Diack, Secrétaire général adjoint à la Présidence: «Seule la justice peut libérer Idrissa Seck»(Le Messager (Sn) 06/02/2006)

Le chef de file de l'Union des Forces Patriotiques Emergentes (UFPE) est revenu ce week-end sur l'actualité nationale dominée par l'éventuel élargissement d'Idrissa Seck de prison où il croupit depuis 6 mois, suite au scandale des chantiers de Thiès, des délits d'atteinte à la sûreté de l'Etat et de sorties irrégulières de correspondances. Mbaye Diack s'est également prononcé sur le récent réaménagement du gouvernement opéré par le Chef de l'Etat Me Abdoulaye Wade. En sa qualité de président du conseil d'administration de l'hôpital Principal, il a donné son avis pour une meilleure qualité des services, et la prise en compte des personnes démunies en matière de santé.
La séparation des pouvoirs au Sénégal est plus qu'une réalité, et l'indépendance de la justice n'en est pas un vain mot.
Avec les derniers développements sur l'imminence de la mise en liberté du Maire de Thiès, le secrétaire général adjoint à la Présidence de la République M. Mbaye Diack, qui affirme être déjà intervenu entre Wade et Idy sans chercher à savoir quel était leur problème, a rappelé que « Wade a la prérogative de demander à l'Inspection générale d'Etat d'aller à Thiès pour y voir plus clair en ce qui concerne les chantiers de Thiès ». Les rapports issus des différentes enquêtes menées par les inspecteurs auprès des personnes impliquées de près ou de loin dans ce dossier, ont été remis entre les mains de la Commission d'instruction qui s'est acquittée de son travail en toute indépendance.
« Un dossier n'est jamais vide » a-t-il fait remarquer et dès lors, la Haute Cour de justice qui s'est saisie du dossier se fondant sur le droit, a retenu Idrissa Seck dans les liens de la détention. Selon l'ancien compagnon de Bathily, « dans le dossier relatif aux sorties irrégulières de correspondances, il existe bel et bien des éléments sur lesquels la justice peut se prononcer ». Cependant, le leader de l'UFPE rectifie l'opinion car d'aucuns pensent que le Président Wade avait demandé à la justice de sévir. Bien que cela constitue une des prérogatives du Chef de l'Etat, Mbaye Diack dira que la justice « n'est nullement engagée » car les pouvoirs sont séparés et Wade ne fera rien pour faire libérer Idrissa Seck. Toutefois tient-il à préciser « seule la justice qui l'a mis en prison, peut aujourd'hui procéder à sa libération ».
Au chapitre du réaménagement technique du gouvernement, Mbaye Diack considère Wade comme un coach et son équipe, à ce titre d'ailleurs le Secrétaire général adjoint à la Présidence informe que d'ici les prochaines élections, « il pourrait y avoir un autre réaménagement ». Le Chef de l'Etat prend son gouvernement tel un instrument de travail, et l'utilise selon les objectifs de développement à atteindre. L'exemple, c'est la gestion désormais de la solidarité nationale au niveau central, c'est à dire à la Présidence et selon M. Diack « il faut maintenant poser des actes durables de solidarité » avec notamment le développement de l'agriculture dont le portefeuille ministériel est revenu à M. Farba Senghor qui a fait preuve de pragmatisme à la tête des ministères qu'il a dirigés avec des résultats probants. A en croire le chef de file de l'UFPE « l'agriculture connaîtra très vite des résultats insoupçonnés avec le tout nouveau ministre », c'est ça aussi la vision de Wade. Sur un autre régistre, M. Diack déplore que malgré l'existence du Fonds de Garantie Automobile, « les problèmes au niveau des hôpitaux d'une manière générale, sont liés à l'indigence », il pense qu'il faut envisager un système de sécurité sociale basée sur l'assurance-vie. Il préconise le relèvement de tous les plateaux techniques des hôpitaux, avec une formation qualitative des médecins dans les établissements hospitaliers d'Europe et d'Amérique, sans négliger la faculté de Médecine où l'enseignement dispensé devrait subir une amélioration notoire et équiper davantage les hôpitaux en instruments modernes.
Par Mamadou SALL

AFFAIRE DES CHANTIERS, RETOUR DE PAPE DIOUF... : Les fracassants aveux de Wade

Dans 48 heures, c’est-à-dire lundi, la commission d’instruction de la Haute Cour de Justice va se réunir pour se prononcer sur l’affaire des chantiers de Thiès qu’elle a instruite. Mais déjà, Me Wade annonce la couleur, devant les cadres de Thiès (lire notre édition d’hier) puis devant le comité directeur (mercredi) et enfin en plein conseil des ministres (jeudi) mettant le ministre de l’Intérieur Ousmane Ngom et son homologue de la Justice, Cheikh Tidiane Sy dans leurs petits souliers. Du retour de Pape Diouf dans le Pds, Wade attaquera Macky Sall, qui rendait compte durant le comité directeur de son tête-à-tête le même jour avec le maire de Bambey : « s’il pose des conditions, qu’il aille voir ailleurs ». Récit de 48 heures d’aveux fracassants...

Tout a commencé mercredi dernier lorsque le Président Abdoulaye Wade a blanchi Idrissa Seck devant les cadres de Thiès. Ne s’arrêtant pas là, il préside quelques heures après la rencontre du Comité directeur du Parti démocratique Sénégalais (Pds). Prenant la parole, et sans avertir, Me Wade lâche : « Idy va venir travailler à mes côtés, il n y rien dans les chantiers de Thiès qui vaille une poursuite » . Les responsables Pds étaient restés bouche-bée après cette déclaration fracassante. Personne n’y comprenait rien. Très à l’aise, le numéro I du Pds ajoutera être maintenant convaincu de l’innocence de son ancien Pm et de tous les autres ministres qui avaient été cités dans l’affaire des chantiers de Thiès.

« Si Pape Diouf pose des conditions, il n’a qu’à aller voir ailleurs »
Peu avant la rencontre du Comité directeur, Macky Sall avait discrètement rencontré le maire de Bambey, Pape Diouf, pour la deuxième fois. Rendant compte de cette audience au Comité directeur, Macky dira : « j’ai rencontré Pape Diouf ce matin, en compagnie de Abdoulaye Faye il a posé des conditions pour revenir dans le parti » Me Wade n’attendra pas qu’il termine son compte-rendu pour lâcher : « Pape Diouf a présenté ses excuses, il a été pardonné. Il a lâché ses anciens compagnons. Mais il n’a à poser aucune condition pour revenir dans le parti. S’il pose des conditions, il n’a qu’à aller voir ailleurs. Tu m’as compris Macky ? M’as-tu bien compris ? ». Vingt-quatre heures après la rencontre du Comité directeur, le Président Wade préside la rencontre du Conseil des ministres. Et là, le Président expliquera pourquoi, lui qui avait publiquement accusé Idy devant un public nourri au Cices a changé d’avis : « le dossier est vide, totalement vide ». Cette déclaration mettra mal à l’aise les ministres Ousmane Ngom et Cheikh Tidiane Sy. Mais cela, Wade ne semblera pas le remarquer parce qu’il poursuivra en ces termes : « j’ai beaucoup discuté avec le procureur de la République (ndlr : Lansana Diabé, le procureur sortant). On a parlé de tout le dossier. Et il m’a clairement fait comprendre que de même que le délit d’atteinte à la sûreté de l’Etat et à la défense nationale, aucun reproche ne peut être fait contre Idrissa Seck sur les Chantiers de Thiès. Rien. Le dossier est vide sur toute la ligne. Je suis désolé, mais c’est comme cela », dira le Président Wade, comme pour lancer une pique aux ministres de la Justice et de l’Intérieur. Que se passera-t-il lundi ?
Cheikh Mbacké GUISSE las.sn 04/02/2006
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# Posté le lundi 06 février 2006 05:42

Modifié le lundi 06 février 2006 11:50