BARA TALL et SALIF BA SOUS MANDAT DE DEPOT

BARA TALL et SALIF BA SOUS MANDAT DE DEPOT
L'HOMME D'AFFAIRES BARA TALL ET SALIF BA MIS SOUS MANDAT DE DEPOT: Crimes économiques et châtiments... (Il est MIDI 22/11/2006)

Les plus insupportables voyous, les délinquants en col blanc : les entrées sont nombreuses dans le casting des vilains qui s'est déroulé ce mardi 21 novembre 2006 dans le bureau du juge Yaxam Léye. La masse pensante connaît les rapports consubstantiels entre Idy, Salif Bâ et Bara Tall à cause de leur appétit pour le «Dieu argent». 11 milliards de francs escroqués, voilà ce qui retient Bara Tall et Salif Bâ dans les fers depuis hier. Combien d'écoles, combien de kilomètres de route bitumée, combien de cases de santé aurait-on pu réaliser avec cela ? Quel rôle a joué Idy dans cela ? Le comprendrons –nous un jour ?

Il est onze heures quand Bara Tall arrive à la porte de la Division des investigations criminelles du bloc des madeleines, et qui se trouve du côté de l'océan. Dans la grande cour de cette fourmilière où déambulent avocats, justiciables et curieux, la machine infernale est lancée. Il porte un costume marron et un pantalon bleu. Il est ponctuel et sur son visage, on ne lit pas la lassitude qui pourrait émaner de la pensée de son éventuelle inculpation ce mardi 21 novembre 2006. Bara Tall est donc ponctuel et est suivi des journalistes et de quelques uns de ses proches jusqu'au centre de la grande cour du bloc des madeleines. Il salue encore chaleureusement quelques personnes agglutinées devant le bâtiment estampillé « tribunal régional hors classe de Dakar » et s'engouffre dedans vers le bureau du juge du cinquième cabinet, Yaaxam

Léye. Bara Tall, homme d'affaires à succès dont l'entreprise a raflé presque tous les grands marchés de la Capitale et des chantiers de Thiés, Promoteur de la célèbre marque de lait Baralait et promoteur de titres dans la presse, allait –il enfin répondre des éventuelles surfacturations qu'on lui reprochait dés août 2005 ? Le populaire, journal dont il est un des patrons, va-t-il garder une objectivité de béton dans cette affaire des surfacturations des travaux des chantiers de Thiés dont il semble être un des acteurs ? Il faut dire qu'il ne s'est pas fait que des amis dans le secteur juteux des travaux publics.

Inculpé, les travaux qu'exécute la société de Bara Tall, Jean Lefebvre, vont –ils en souffrir ? Y aurait –il un frein à ses affaires ? Sera-t-il condamné lourdement en procès ?

D'ailleurs, à 11 :08, on aperçoit Salif Bâ qui pointe son nez, habillé d'un boubou blanc. Sur sa tête blanchie, quelques cheveux et un air si mal assuré, feraient dire qu'on est en face d'un mauvais candidat arrivant à un oral mal révisé. Les pisse –copies n'ont pas manqué de deviser sur l'argent qu'on aurait trouvé à la Bicis dans les comptes de la Prcpe. Salif Bâ avait fait de la détention préventive pour cela et son rôle prépondérant dans le scandale des chantiers de Thiès. A 12 :15, la fourgonnette de l'administration pénitentiaire immatriculée AD 7810 vient se placer devant les journalistes à l'entrée où s'était engouffré Bara Tall une heure et demie plus tôt. Coup de théâtre, l'homme d'affaires à succès tombe de son piédestal. Il vient d'être inculpé pour escroquerie portant sur la somme de onze milliards de nos francs. On croit rêver ! Combien d'écoles, combien de kilomètres de route bitumée aurait-on pu réaliser avec cela ? Triste sort que celui d'un homme extrêmement riche qui en veut encore. Triste Sénégal. Bara Tall s'engouffre dans la fourgonnette qui prend la corniche. Après l'entrepreneur Bara Tall, patron de Jean Lefèbvre, arrêté et placé sous mandat de dépôt ce mardi vers 12 heures 15 minutes, c'était le temps pour l'ancien directeur du Pcrpe, Salif Bâ et ministre de l'Habitat. Ce ressortissant de Kaolack qui avait commencé à renaître après sa préventive, a lui aussi été inculpé et placé sous mandat de dépôt pour complicité d'escroquerie portant sur la somme de 11 milliards de francs Cfa.

Le juge Yaxam Lèye a entendu Salif Bâ dans son bureau aux environs de 12 heures 30 minutes après Bara Tall. A 15 heures, le tête à tête avec le juge était terminé. Il ne restait donc plus qu'à l'acheminer à la Maison centrale d'arrêt et de correction de Rebeuss (où il avait été incarcéré il y un an environ, avant d'être transféré au Pavillon spécial pour raisons de santé).

Dans le chef d'inculpation tel que libellé par le juge du cinquième cabinet, Yaxam Lèye, et signifié à Bara Tall et Salif Bâ, il est spécifié que l'inculpation concerne certes ces derniers, mais aussi d'autres . Il appartiendra donc au juge de définir qui se cache derrière « autres ». En effet, outre un responsable d'un bureau d'études qui pourrait être convoqué, beaucoup de regards se tournent du côté du leader de Rewmi, candidat à l'élection présidentielle, Idrissa Seck, qui serait l'unique raison de l'ouverture de cette nouvelle procédure.Pape Demba Diop


L'ex-ministre Salif Bâ retourne en prison

Après l'entrepreneur Bara Tall, patron de l'entreprise Jean Lefèbvre inculpé et placé sous mandat de dépôt ce mardi vers 12 heures 15 minutes, c'est au tour de l'ancien directeur du Pcrpe, Salif Bâ et ex ministre de l'Habitat. Ce dernier a lui aussi été inculpé et placé sous mandat de dépôt pour complicité d'escroquerie portant sur la somme de 11 milliards de francs Cfa.

Le juge Yaxam Lèye a reçu Salif Bâ dans son bureau aux environs de 12 heures 30 minutes après l'audition de Bara Tall. A 15 heures, le face-à-face avec le juge était terminé. Il ne restait donc plus qu'à l'acheminer à la Maison centrale d'arrêt et de correction de Rebeuss (où il avait été incarcéré il y un an environ, avant d'être transféré au Pavillon spécial pour raisons de santé).

Dans le chef d'inculpation tel que libellé par le juge du cinquième cabinet, Yaxam Lèye, et signifié à Bara Tall et Salif Bâ, il est spécifié que l'inculpation concerne certes ces derniers, mais aussi «et autres». Il appartiendra donc au juge de définir qui se cache derrière «autres». En effet, outre un responsable d'un bureau d'études qui pourrait être convoqué, beaucoup de regards se tournent du côté du leader de Rewmi, candidat à l'élection présidentielle, Idrissa Seck qui serait l'unique raison de l'ouverture de cette nouvelle procédure. Pape Demba Diop

AFFAIRE DES CHANTIERS DE THIES, ARRESTATION DE BARA TALL ET SALIF BA / Les portes de Reubeuss ouvertes pour Idrissa Seck

C'est imminent ! L'ancien Premier ministre et maire de Thiès, Idrissa Seck, va retourner à Reubeuss. Ses deux complices dans cette affaire, Bara Tall et Salif Bâ ayant été inculpés et mis sous mandat de dépôt, il reste à compléter le trio en mettant derrière les barreaux le dernier de la bande, Idrissa Seck, pour ne pas le nommer. La justice va donc siffler la fin de la récréation pour un délinquant entré en politique et qui croyait ainsi pouvoir échapper à son sort de prisonnier de droit commun.

Comme nous l'avons toujours écrit dans ces colonnes, la déclaration de candidature précipitée du maire de Thiès avait pour seul but d'éviter d'être emprisonné. L'homme escomptait sur la désapprobation de la communauté internationale en cas d'arrestation d'un candidat à l'élection présidentielle. Et le voleur du siècle s'était lancé dans une course éperdue afin de passer pour une victime expiatoire, un adversaire politique combattu de toutes parts parce qu'il pourrait remettre en cause la candidature de maître Wade. Ainsi, se servant allègrement de déclarations fantaisistes dans une presse acquise à sa cause et prête à accuser le Président de tous les pêchés d'Israël en même temps qu'il faisait passer ce dernier pour un responsable à la probité douteuse, l'homme Idy, un spécialiste de la désinformation, avait un moment, réussi à semer la confusion dans la tête d'une certaine partie de la population pendue à ses discours messianiques. Mais avec l'arrestation de Bara Tall et Salif Bâ, il n'y a plus de doute, le candidat prématuré à l'élection présidentielle qu'est l'actuel maire virtuel de Thiès pourrait suivre la campagne électorale à partir d'une cellule de Rebeuss.

A Bara Tall, il est reproché d'avoir pratiqué des surfacturations de manière massive au détriment de l'Etat qui lui avait accordé des marchés. D'après le rapport de l'Inspection générale d'Etat sur ce sujet, sur un marché global de 46 milliards, Bara Tall et compagnie auraient procédé à des surfacturations de l'ordre de, tenez-vous bien, 17 milliards. Le rapport, dans ses conclusions, recommande que ces sommes, indûment encaissées soient remboursées solidairement par les trois principaux protagonistes de cette affaire que sont Bara Tall, Salif Bâ et Idrissa Seck. De plus, il faut rappeler que le maire de Thiès n'avait reçu l'autorisation du Président de ne faire décaisser que 25 milliards pour l'ensemble des travaux d'embellissement de la ville de Thiès à l'occasion de l'an 44 de notre indépendance. Mais, parce qu'il se prenait pour le « deuxième numéro un » du Sénégal au même titre que le Président élu, Idrissa Seck avait décidé de manière unilatérale de dépasser largement cette somme. C'est ainsi qu'au lieu d'un marché global de 25 milliards, l'Etat s'est retrouvé avec une facture de 46 milliards de francs Cfa. Bara Tall et Idrissa Seck devront d'abord s'expliquer sur la manière dont les marchés sont passés de 25 milliards à 46 milliards avant de dire ce qu'ils ont fait des 17 milliards de surfacturation constatées par les enquêteurs de l'Ige qui ont contrôlé la régularité et la conformité des travaux par rapport au cahier des charges. Figurez-vous que 17 milliards, ce n'est pas des broutilles quand même. C'est plus que la masse salariale mensuelle de tous les fonctionnaires du Sénégal et de l'extérieur émargeant en Trésor public ! C'est aussi l'équivalent du budget annuel de la Guinée Bissau !

Pour exemple de surfacturation lisez plutôt ceci : Rien que pour la voirie, l'éclairage public et les aménagements paysagers, les marchés ont été facturés à 17.838.538 francs, alors qu'ils se montent en vérité, selon les experts de l'Ige, à 7.741.719.102 francs, soit une surfacturation impressionnante de DIX MILLIARDS QUATRE-VINGT SEIZE MILLIONS HUIT CET DIX-NEUF MILLE SIX CENT QUATRE-VIENGT TROIS FRANCS (10.096.819.683). Rappelons également que pour la coupe des arbres, Bara Tall a prétendu avoir coupé des ... baobabs pour construire la Voie de contournement nord (VCN) alors que tout le monde sait que sur ce site ne poussaient que des... rôniers. Et le comble est que pour chaque arbre coupé, il a été facturé à l'Etat pas moins de... 580.000 francs. C'est ainsi que pour railler la boulimie de la bande à Bara Tall (dont le cerveau n'est autre que qui vous savez, c'est-à-dire le maire le plus virtuel du Sénégal), un expert disait qu'avec ces prix, même les ministres devraient se transformer en... bûcherons.

Dans nos prochaines éditions, nous reviendrons largement sur l'affaire des chantiers de Thiès, qu'il est aujourd'hui convenu de qualifier
comme la plus grosse escroquerie jamais organisée contre l'Etat.
Ndiogou Wack SECK


SALIF BA ET BARA TALL EN PRISON: Escalier vers Idy ?
(Sud Quotidien 22/11/2006)

Après Bara Tall, c'est au tour de Salif Ba d'être inculpé et placé sous mandat de dépôt hier, mardi 21 novembre par le juge de la 5e Chambre d'instruction, Yaxam Lèye. Ils sont poursuivis dans le cadre de l'affaire des chantiers de Thiès dans laquelle l'ancien Premier ministre et maire de Thiès Idrissa Seck est fortement impliquée.

L'entrepreneur et directeur général de Jean Lefèvre/Sénégal Bara Tall et l'ancien ministre de l'Habitat, de la Construction et du Patrimoine Bâti, Salif Bâ, ont passé hier, mardi 21 novembre, leur première nuit à la prison centrale de Reubeuss. Ils ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt par le juge du cinquième cabinet, Yaxam Lèye. Bara Tall et Salif Ba sont arrêtés dans le cadre de l'affaire des chantiers de Thiès qui a valu la prison à l'ancien Premier ministre et président du parti «Rewmi», Idrissa Seck. Ils sont poursuivis pour «complicité de malversations financières».

C'est aux alentours de 11 heures que Me Dior Diagne, conseil du patron de Jean Lefévre est sortie du bureau de Yaxam Lèye l'air hébété. Les nombreuses personnes qui se sont déplacées pour manifester leur soutien à l'entrepreneur ont rué vers elle suivant le mouvement des journalistes qui faisaient le pied de grue au Bloc des Madeleines. L'avocate confirme ainsi la nouvelle et déclare : «mon client est inculpé pour avoir obtenu frauduleusement ou par moyens de caisses fausses, la somme de 8 milliards, de l'État du Sénégal». Toutefois, Me Dior Diagne semble ne pas comprendre les motifs réels de l'arrestation de son client. Répondant à l'interpellation des journalistes, elle a indiqué qu'elle ne sait pas les raisons exactes qui justifient cette décision du juge. «Il (Bara) est conduit à Reubeuss et nous ferons tout pour le faire sortir de là», a-t-elle ajouté. Mais des sources ont révélé que Bara Tall est accusé «d'avoir obtenu de manière frauduleuse une somme de 8 milliards au moyen de pièces fausses». Son cas est lié à la construction de la voie de contournement nord (Vcn) faite par son entreprise.

Après Bara Tall, c'est au tour de l'ancien ministre de l'habitat, de la construction et du Patrimoine bâti, Salif Ba, de faire face au juge Yaxam Lèye vers 12h 30 minutes. Son audition a été plus longue que celle du directeur général de Jean Lefévre. Le responsable politique du Parti démocratique sénégalais (Pds) n'est sorti du bureau du juge du cinquième cabinet qu'au-delà de 15h. Et, c'est pour prendre le chemin de la maison d'arrêt et de correction de Reubeuss. L'avocat de Salif Ba, Me Moustapha Diop a, à cet effet, fait savoir aux journalistes que son client a, effectivement, été inculpé et placé sous mandat de dépôt pour complicité avec Bara Tall et les autres mis en cause dans ce feuilleton. Il est, en fait, écroué pour «complicité d'escroquerie portant sur la somme de 11 milliards 800 millions de francs Cfa».

L'affaire des chantiers de Thiès est toujours aussi riche en rebondissements. Après la série d'audition et d'arrestation entre juillet et octobre 2005, elle revient ainsi aux devants de la scène. L'entrepreneur Bara Tall qui a longtemps été entendu mais jamais inculpé, fait aujourd'hui les frais de ce dossier. Un dossier qui a occasionné le 23 juillet 2005 l'emprisonnement de l'ancien Premier ministre et maire de Thiès au c½ur de cette affaire. Celui qui est devenu entre temps président du parti «Rewmi» bénéficié d'un non-lieu partiel le 7 janvier dernier qui lui a permis de recouvrer la liberté. Salif Ba lui aussi a fait la prison pendant des mois à cause de cette affaire. Pour des raisons de santé, il a été transféré lors de son séjour carcéral au pavillon spécial de l'hôpital Aristide Le Dantec. Il avait bénéficié d'une liberté provisoire.

Chérif FAYE
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# Posté le mercredi 22 novembre 2006 05:49

APRES SALIF BA ET BARA TALL : L'ARRESTATION D'IDRISSA SECK EST IMMINENTE

APRES SALIF BA ET BARA TALL : L'ARRESTATION D'IDRISSA SECK EST IMMINENTE
APRES SALIF BA ET BARA TALL : L'ARRESTATION D'IDRISSA SECK EST IMMINENTE


APRES SALIF BA ET BARA TALL : L'ARRESTATION D'IDRISSA SECK EST IMMINENTE
(Walfadjiri 22/11/2006)
Idrissa Seck pourrait retourner en prison. L'arrestation, hier, de Bara Tall et de Salif Bâ relativement au dossier dit des chantiers de Thiès devrait, selon une source judiciaire, être suivie de celle de l'ancien Premier ministre. Surtout que, selon notre interlocuteur, les rapports des commissions rogatoires sont tombés sur le bureau du président de la commission d'instruction près la Haute Cour de justice et ils épinglent, pour délit d'enrichissement illicite, Idrissa Seck avec comme complice son épouse, Ndèye Penda Tall.

Les jours de liberté d'Idrissa Seck seraient comptés. En effet, selon une source judiciaire, les éléments devant conduire à l'inculpation de l'ancien Premier ministre seraient déjà réunis et le maire de Thiès ne tarderait pas à être convoqué devant le juge pour répondre du délit d'enrichissement illicite, mais aussi de sa gestion des chantiers de Thiès.
Pour ce dernier dossier, Idrissa Seck a déjà passé sept mois de prison avant de bénéficier d'une liberté provisoire. Mais, ledit dossier vient d'être réactivé avec l'arrestation, hier, de Bara Tall et de Salif Bâ. Ce qui fait dire à notre interlocuteur qu'Idrissa Seck ne saurait être à l'abri alors que l'ancien ministre du Patrimoine bâti, de l'Habitat et de la Construction et le directeur général de Jean Lefevbre Sénégal, maillons essentiels dans l'exécution des travaux des chantiers de Thiès, sont sous les verrous. Surtout qu'il est reproché à Bara Tall, selon l'avocat du patron de Jean Lefevbre Sénégal, Me Dior Diagne, d'avoir 'obtenu frauduleusement de l'Etat du Sénégal 8 milliards de francs Cfa au moyen de pièces fausses'. Selon notre source, 'les enquêteurs souhaiteraient connaître l'identité de l'autorité qui aurait permis cette forfaiture'. 'Et tous les chemins mènent à Idrissa Seck', révèle notre interlocuteur.

Pour sa part, Salif Bâ est épinglé pour sa gestion en tant que directeur du Pcrpe, donc maître d'ouvrage des travaux des chantiers de Thiès. Il est accusé de complicité d'escroquerie sur un montant de 11,8 milliards de francs Cfa. Là également, souligne notre interlocuteur, c'est Idrissa Seck qui est visé. Ce que ne dément pas Me Moustapha Diop, avocat de Salif Bâ. Le conseil de l'ex-directeur du Pcrpe a déclaré, hier, au sortir du tribunal, que 'c'est pour atteindre le maire de Thiès que Bara Tall et Salif Bâ ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt'.

Un rebondissement dans le dossier dit des chantiers de Thiès dont le blocage avait poussé les autorités judiciaires à privilégier la piste des entrepreneurs (ceux-là qui sont intervenus dans l'exécution desdits travaux) suite à une plainte de l'Etat du Sénégal contre X. 'Ce sont les investigations relatives à cette plainte qui ont conduit à l'arrestation de Bara Tall et de Salif Bâ', informe notre source. En dépit de ces derniers développements sur les chantiers de Thiès, Idrissa Seck est, aussi, sous la menace de poursuites pour enrichissement illicite. En effet, révèle notre interlocuteur, les conclusions des commissions rogatoires sollicitées par l'Etat du Sénégal dans plusieurs pays pour enquêter sur la fortune d'Idrissa Seck sont sur le bureau du président de la commission d'instruction près la Haute Cour de justice. Et elles épinglent pour enrichissement illicite l'ancien Premier ministre et mettraient en exergue la complicité active de son épouse Ndèye Penda Tall dans la commission du délit.

Mais, pour ce délit, des spécialistes du droit sont formels : pour une inculpation d'Idrissa Seck, il faudra nécessairement repasser à l'Assemblée nationale. 'Le vote d'une nouvelle résolution de mise en accusation est obligatoire, parce que, dans la première, le délit d'enrichissement n'y figure que par un numéro, celui de l'article 163 bis. Ce qui est insuffisant pour inculper quelqu'un', notent-ils. Cependant, un tel vote ressemblerait à un acharnement.

Amadou DIOUF
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# Posté le mercredi 22 novembre 2006 05:49

AFFAIRE DES CHANTIERS DE THIES : BARA TALL ET SALIF BA PERDUS PAR UN DEVIS CONFIDENTIEL

AFFAIRE DES CHANTIERS DE THIES : BARA TALL ET SALIF BA PERDUS PAR UN DEVIS CONFIDENTIEL
ARRESTATION DE BARA TALL : Me JACQUES VERGES entre en lice


Idrissa Seck : LA FIN D'UN MYTHE !


AFFAIRE DES CHANTIERS DE THIES : BARA TALL ET SALIF BA PERDUS PAR UN DEVIS CONFIDENTIEL (Walfadjiri 27/11/2006)

La piste des surfacturation n'a pas été abandonnée. La source judiciaire qui apporte cette précision révèle l'existence d'un devis confidentiel, réalisé par les services de la Commission nationale des contrats de l'administration (Cnca) bien avant que les entrepreneurs ne déposent leurs offres de prix, et qui aurait permis de mettre à nu des surfacturations alarmantes.

On n'a pas entendu parler de surfacturations avec la relance du dossier dit des chantiers de Thiès qui a vu Bara Tall et Salif Bâ placés sous mandat de dépôt et incarcérés à la Maison d'arrêt et de correction de Rebeuss. Au point que Mes Jacques Vergès et Dior Diagne, avocats du président directeur général de l'entreprise Jean-Lefebvre, croient savoir que ce délit, qui avait été au départ reproché à leur client, a été abandonné. Que nenni ! En effet, selon une source judiciaire très au fait de cette affaire, 'la piste des surfacturations ne saurait être abandonnée'. Reconnaissant, a priori, que le dossier des chantiers de Thiès comporte des points forts, mais aussi des points faibles, notre interlocuteur dira : 'Les surfacturations font partie des points forts du dossier'. Plus disert, il révèle l'existence d'un devis confidentiel. 'Bien avant que les entrepreneurs ne présentent leurs offres de prix, un devis confidentiel avait été réalisé par les services de la Commission nationale des contrats de l'administration (Cnca)', indique notre source qui précise : 'Evidemment, les entrepreneurs n'étaient pas au courant de l'existence de ce devis. Et lorsqu'ils ont présenté leurs devis, il a été noté des différences énormes dans les prix proposés par les entrepreneurs et ceux figurant sur les tablettes de la Cnca', fait-elle remarquer.
Mais, comment alors la Cnca a-t-elle pu accepter, sans trouver à redire, les 'devis surfacturés' des entrepreneurs ? 'C'est parce que la Cnca avait invoqué l'urgence eu égard au délai', répond notre interlocuteur. Mais, s'empresse-t-il de rappeler : 'L'Inspection générale d'Etat avait rejeté cet argument, de même que les experts envoyés par la suite à Thiès pour procéder à des vérifications, les deux missions avaient toutes relevé des surfacturations alarmantes'. Non plus, le juge du 5e cabinet, Yakham Lèye, qui a ouvert une instruction sur le dossier des chantiers de Thiès à la suite d'une plainte de l'Etat contre X, ne semble être convaincu par cette explication. Selon notre source, le magistrat instructeur, qui est en possession du devis confidentiel, soupçonne une complicité entre les entrepreneurs, notamment l'entreprise Jean Lefebvre qui a eu la plus grosse part du marché des travaux de Thiès, et le Pcrpe. C'est, d'ailleurs, souligne notre interlocuteur, l'une des raisons qui ont amené Yakham Lèye à décerner un mandat de dépôt au Pdg de Jean-Lefebvre et à Salif Bâ, en sa qualité de directeur du Pcrpe au moment des faits. Et de promettre : 'Sous peu, on entendra encore parler des surfacturations et d'autres têtes vont tomber'.

Amadou DIOUF

Idrissa Seck : LA FIN D'UN MYTHE ! (Walfadjiri 24/11/2006)

"Jusqu'à l'extinction du système solaire prévue dans 5 milliards d'années, personne ne pourra prouver que j'ai détourné le plus petit sou...". Ainsi parlait Idrissa Seck. L'homme fort du régime, qui se qualifiait de "quasi-président de la République", venait d'être éjecté du système. Qu'est-ce qui a bien pu expliquer que malgré son intelligence ou plutôt sa ruse, Idy n'ait pu continuer à être le cerveau du système ?
A l'analyse, le régime de l'alternance pourrait être divisé en deux périodes. La première, celle de l'euphorie va de 2000 à 2003. Après l'enthousiasme de la victoire historique de mars 2000, il faut faire le dur apprentissage de la gestion des affaires publiques. Elle est marquée par des tâtonnements et hésitations. Le régime se cherche. Les réaménagements succèdent aux remaniements, les luttes de positionnement autour de certaines 'stations' prennent le dessus sur les actes concrets. Malgré tout, le peuple est là, fidèle à Me Wade, son leader. La deuxième période est celle des réalisations qui rassurent le peuple et lui montrent des éclats d'avenir. Le Sénégal se transforme sous nos yeux en un immense chantier. Les écoles et hôpitaux poussent comme des champignons. Les routes et échangeurs déchirent le paysage, les recrutements dans la fonction publique redémarrent au rythme de 5 000 par an. Bref, le pays fait de grands bonds en avant. Cette étape est celle de la génération du concret et nous la vivons depuis 2004.

Si la première période pouvait être incarnée par un homme de ruse et de tromperie, il fallait, pour passer à la deuxième étape, des hommes nouveaux avec d'autres valeurs. C'est ce qui fait qu'objectivement, Me Wade, quelle que soit son estime pour celui qui se disait 'son fils', ne pouvait continuer avec lui. Idrissa Seck, avec ses pratiques, son style, sa manière de faire ne pouvait survivre à la première mutation du système Wade.

En marge du système, il va essayer par la ruse de revenir. Se faisant passer pour le messie, singeant Senghor dans le verbe et Ndioublang dans le geste, il va essayer de se présenter en victime aux yeux de l'opinion nationale et internationale. Mais la pilule est trop grosse à avaler. Petit à petit, par la langue, il se trahit. Celui qui disait qu'il n'avait pas volé un franc, avoue qu'il s'est enrichi iIIicitement avec les fonds politiques. Celui qui jurait qu'il ne se présenterait jamais contre Wade, déclare sa candidature contre son 'père'. Celui qui ressassait qu'il n'avait jamais négocié sa sortie de prison, publie sa version des négociations secrètes qui l'ont fait sortir de Rebeuss.

Finalement, il est lâché par tous ceux qu'il avait mystifiés. La Cpa ne veut pas de lui ; les foules ne le suivent plus ; Serigne Mamoune Niasse se sépare de lui et la meilleure, c'est que son meilleur défenseur, le journaliste Souleymane Jules Diop, se met à l'injurier (Seneweb du jeudi 16 novembre 2006). Sous sa plume, Idrissa Seck est traité 'd'ignoble', de 'menteur' et de celui qui se repend en disant : 'Je n'ai pas volé, mais j'ai pris quelque chose'. Déçu par le prophète Idy et ses sacro-saintes contre vérités, Jules Diop écrit : 'Mais que voulez-vous ? Quand quelqu'un vous dit une chose pareille, à fort renfort de textes coraniques, vous lui donnez le bon Dieu sans confession. J'ai appris, par la suite, qu'un mensonge qui répare est mieux qu'une vérité qui détruit'.

C'est donc un homme politique solitaire et fatigué qui a débarqué à Saint-Louis en l'absence de son représentant dans la vieille cité. Jadis maître dans l'art des révélations et délations, Idrissa Seck met de côté ses versets coraniques et ses allusions bibliques pour s'attaquer aux proches de Wade, en l'occurrence Macky Sall et Ousmane Masseck Ndiaye. Le voilà donc qui suspend l'opération de séduction et de mystification à grande échelle qui constitue le substrat de son action, pour débattre de vils détails du genre 'Ousmane Masseck Ndiaye me faisait du thé, Macky Sall se mettait au garde-à-vous...'. Nous ne nous appesantirons pas sur ces bassesses.

Cependant, ce que les libéraux anciens comme nouveaux connaissent et retiennent d'Ousmane Masseck Ndiaye, c'est le partenariat d'acier qui le lie aux militants du Pds, tous bords confondus et qui défie le temps, et la contingence des trajectoires humaines. Homme de retenue et de grand courage doublé d'une grande détermination, Ousmane Masseck Ndiaye a pour 'trilogie' fidélité, loyauté et sincérité. Quant à Idrissa Seck, nul ne peut nier qu'il a marqué l'alternance. Il a même écrit en peu de temps beaucoup de pages de l'histoire récente de notre jeune démocratie, mais malheureusement son histoire à lui est écrite au verso.
(Ben Yacine DIOUF Ex-SG Rpr, Responsable Pds Oumar Hassimou DIA Ex SG du Mds/Naxx Jarinu Responsable Pds )

ARRESTATION DE BARA TALL : Me JACQUES VERGES entre en lice

Arrivé mardi soir à Dakar en sa qualité de membre du collectif de défense du Président-directeur général (Pdg) de Jean Lefebvre Sénégal, Me Jacques Vergès, célèbre avocat au barreau de Paris, n'a pas mis de temps pour se rendre à Rebeuss où il s'est entretenu hier avec son client Bara Tall.

Véritablement entré en lice, l'avocat français Me Vergès a déclaré au cours de la conférence de presse tenue mercredi avec ses pairs ne pas comprendre la mise sous mandat de dépôt du Pdg de Jean Lefebvre Sénégal et surtout le revirement de l'Etat face à un adjudicataire, estime-t-il, régulièrement désigné à la suite d'un appel d'offres.

L'avocat français se dit d'autant plus surpris que tous les préalables ont été remplis par celui qui, aujourd'hui, a été épinglé pour escroquerie. Me Vergès, qui a rappelé avoir obtenu le non-lieu pour Me Abdoulaye Wade alors opposant, entend se battre en faveur de la même issue pour Bara Tall.

Le ténor du barreau de Paris a saisi l'occasion pour jeter un pavé dans la mare en faisant remarquer que si le Pdg avait accepté de mouiller l'ex-Premier ministre Idrissa Seck, il ne se serait pas retrouvé à la Maison centrale d'arrêt.

Me Dior Diagne, autre conseil de Bara Tall, lui a emboîté le pas en infirmant la thèse de la surfacturation qu'elle juge « impossible » lorsque l'on sait que Bara Tall avait lui-même pré-financé les travaux qui lui avaient été confiés. Récusant la plupart des conclusions émises par le pool d'experts commis pour évaluer les chantiers de l'Indépendance 2004, Me Diagne a ainsi affirmé que lesdits experts ne possédaient pas les compétences requises en matière de construction de routes et relevé au passage des erreurs des baobabs répertoriés sur la Voie de contournement nord (Vcn) qui étaient au nombre de 43 et non de 38, comme consigné dans le rapport de l'Inspection générale d'Etat.

Toutefois, les données de l'enquête demeurent constantes puisqu'il a été, par exemple, montré que le coût d'un baobab abattu était évalué par l'adjudicataire du marché de la Vcn de Thiès à 600 millions de francs et que la bretelle en question est revenue à 6 milliards de francs. Que dire alors ? Ce qui est sûr, c'est que les chiffres avancés n'ont pas été fournis par l'Inspection générale d'Etat mais par des experts indépendants librement choisis par l'Ordre des évaluateurs du Sénégal. Il reste à savoir si les avocats du Pdg de Jean Lefebvre apporteront les preuves matérielles de l'innocence de leur client.

PAPE GUÈYE (Le Soleil 23/11/2006)
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# Posté le jeudi 23 novembre 2006 06:04

Modifié le mardi 05 juin 2007 04:14

L'ANCIEN PREMIER MINISTRE ECHAPPERA-T-IL A LA JUSTICE ?

L'ANCIEN PREMIER MINISTRE ECHAPPERA-T-IL A LA JUSTICE ?
DES LEADERS DE L'OPPOSITION CHARGENT L'ANCIEN PREMIER MINISTRE

Fonds politiques, Chantiers de Thiès : Dansokho et Niasse chargent Idy à Paris

Au même titre que la crise sociale, la faillite de ICS ou autres boat-people, la question de l' "enrichissement illicite" de Idrissa Seck sera sans doute un des temps forts de la campagne électorale qui s'ouvre en moins d'un mois. À cet égard, il ne fait plus aucun doute que le camp de la mouvance présidentielle ne sera pas l'unique pourfendeur de l'ancien Premier ministre. Selon toute vraisemblance, ce dernier devrait également faire face aux flèches venant de certains de ces "camarades" de l'opposition.
En effet, dimanche soir, lors d'une conférence publique tenue au Press Club de Paris, situé à quelques mètres des Champs- Elysées, les deux têtes de pont de la coalition Alternative 2007, Moustapha Niasse et Amath Dansokho, ont clairement indiqué qu'ils ne ménageront pas Idrissa Seck sur ce sujet quand bien même qu'ils aient tous la même cible : Me Wade et ses souteneurs. Le secrétaire général du Parti de l'indépendance et du travail (Pit) qui dirigera la liste de cette coalition aux législatives aura d'ailleurs beaucoup insisté sur cette histoire de "détournement de fonds" que le maire de Thiès aurait lui-même "reconnue" publiquement. "Comment peut-on redresser la Nation, aller vers une économie assainie si on ne règle pas ses problèmes (judiciaires) ?", s'interroge t-il avant de poursuivre en faisant allusion à l'édile de la capitale du rail: "Nous ne pouvons pas mettre la croix sur le détournement. Il ne faut pas le faire. Si nous le faisons, au nom de quoi nous allons prétendre gouverner?

C'est une grave question que je pose". Très en verve, le communiste de Khar Yalla continue sur le même style d'auto- questionnement et de réponse: "Comment va t-on redresser quand il y a des milliards de notre Nation qui sont accaparés par des gens et qui les reconnaissent eux-mêmes ? Tout le monde sait ce que nous avons tout fait, Moustapha et moi, pour défendre Idrissa Seck. Nous l'avions défendu parce que la liberté est indivisible. Il était victime de l'arbitraire. Nous l'avions défendu parce que nous savons que si la façon avec laquelle ils traitaient cette question passait, personne ne serait plus en liberté. Il y aurait eu un retour de manivelle contre tout le monde". Origine douteuse des fonds de Idy Mais, malgré leur mobilisation active lors du séjour de Idy à Rebeuss , les deux "co-listiers" n'entendent pas pour autant lui faire de cadeau. Ils brandiront certainement l'éventail de sa "fortune douteuse" pour le mettre à mal. "Il n'est pas question pour nous de nous taire sur des faits aussi graves et qui sont reconnus", s'époumone à nouveau Dansokho. Qui ajoute: "Pour nous, il est clair, il n'est pas question de faire une campagne sans débat. La campagne sans débat, ce n'est pas possible. On va débattre. On va situer les responsabilités. Complètement!" (...) "Il (Ndrl : Idy) a pris la radio et les journaux pour dire que j'ai pris, mon enrichissement vient des ressources publiques". Le leader de l'Alliance des forces de progrès (Afp) qui est le candidat de la coalition Alternative 2007 à la présidentielle du mois prochain a abondé dans le même sens que son allié du Pit. Même s'il a été moins long que son camarade sur ce point. "Nous ne sommes pas pour que les gens qui ont détourné l'argent du Sénégal aillent se frapper la poitrine comme quiconque pour dire que nous l'avons fait et nous ne craignons rien", enflamme t-il. Avant de charrier : "Changer le pays, ça veut dire respecter les biens publics, et ne pas s'enrichir de manière illégale et illégitime". Et de conclure de façon on ne peut plus imagée : "Ce n'est pas un homme qui va se présenter devant les Sénégalais mais une équipe. Cette équipe comprendra des hommes sérieux, propres comme l'a dit Amath". Sitôt la conférence terminée, les deux alliés d'Alternative 2007 ont mis le cap sur Bruxelles où, selon nos informations, ils devaient rencontrer des responsables de l'Union européenne. Source : (Le Matin 09/01/2007)
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# Posté le mardi 09 janvier 2007 04:45

UN ANCIEN PREMIER MINISTRE PEUT-IL AVOUER IMPUNEMENT AVOIR PUISE dans les caisses de l'Etat ???

UN ANCIEN PREMIER MINISTRE PEUT-IL AVOUER IMPUNEMENT AVOIR PUISE dans les caisses de l'Etat ???
UN ANCIEN PREMIER MINISTRE PEUT-IL AVOUER IMPUNEMENT AVOIR PUISE dans les caisses de l'Etat... ?

L'ANCIEN PREMIER MINISTRE SENEGALAIS AVOUE S'ÊTRE ENRICHI EN PUISANT DANS LES DENIERS PUBLICS...

APRES L'AFFAIRE DES CHANTIERS DE THIES, L'ENRICHISSEMENT ILLICITE

RESULTATS DES COMMISSIONS ROGATOIRES : LA JUSTICE DECOUVRE 18 COMPTES D'IDRISSA SECK A L'ETRANGER...

DÉTOURNEMENT DE DENIERS PUBLICS : L'ASSOCIATION DES CONSOMMATEURS VA PORTER PLAINTE CONTRE L'ANCIEN PREMIER MINISTRE IDRISSA SECK


LES NEGOCIATIONS AYANT ABOUTI A LA LIBERATION DE L'EX PM: Une insulte au peuple sénégalais

L'Association sénégalaise de défense des consommateurs, avec l'appui d'avocats, entend porter plainte contre Idrissa Seck pour escroquerie de deniers publics. Selon les membres de cette association, l'ancien Premier ministre Idrissa Seck a avoué avoir consciemment et librement effectué un détournement. Dans un communiqué, cette association dirigée par Me Massokhna Kane se réfère à la dernière sortie médiatique de M. Idrissa Seck durant laquelle l'ancien Premier ministre explique avoir utilisé « les fonds politiques de la Présidence pour s'enrichir personnellement ».
Cette association considère donc que « l'immense richesse de Idrissa Seck provient de ces fonds politiques et que M. Seck avoue consciemment et librement avoir commis un détournement de deniers publics ». Le communiqué explique également que les fonds politiques sont des deniers publics qui sont mis à la disposition du président de la République. Et que ce dernier doit les utiliser « sans être obligé d'en fournir les pièces justificatives selon les règles de la comptabilité publique ».
NDÈYE COUMBA DIOUF
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# Posté le mardi 09 janvier 2007 04:48

Modifié le mardi 05 juin 2007 07:23