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Chantiers de Thiés : Rendez - vous décisif pour Salif Bâ avec le juge/Idrissa Seck passe aujourd'hui

Chantiers de Thiés : Rendez - vous décisif pour Salif Bâ avec le juge/Idrissa Seck passe aujourd'hui
Chantiers de Thiés : Rendez - vous décisif pour Salif Bâ avec le juge/Idrissa Seck passe aujourd'hui

Salif Bâ sera soumis, lundi prochain, à un jeu de questions-réponses à l'issue duquel la commission d'instruction décidera de la suite à donner à son dossier. En attendant, ses avocats ne semblent pas être au même niveau d'information concernant le dépôt ou non d'une demande de liberté provisoire à son profit.

L'ex-ministre du Patrimoine bâti et de la Construction, Salif Bâ, sera entendu sur le fond du dossier, lundi prochain, dans le cadre de l'affaire dite des chantiers de Thiès. L'un des conseils du prévenu, Me Abdou Dialy Kane, joint hier par téléphone, confirme l'information. L'audition de Salif Bâ par la commission d'instruction près la Haute Cour de justice est, selon l'avocat, l'occasion pour son client d'opposer des contestations sérieuses aux accusations de prévarication qui pèsent sur lui dans le cadre de la gestion des travaux des chantiers de Thiès. Salif Bâ sera, en effet, soumis à un jeu de questions-réponses à l'issue duquel la commission d'instruction, présidée par le premier président de la Cour d'appel, Cheikh Tidiane Diakhaté, décidera de la suite à donner à son dossier.
L'audition se déroulera en présence des avocats de l'ex-ministre du Patrimoine bâti et de la construction et non moins ex-patron du Pcrpe. Mais, ces derniers ne sont pas appelés, à ce stade de la procédure, à intervenir. Toutefois, ils ne seront pas confinés au rôle de spectateur. Selon Me Kane, en sus d'assister leur client, "les conseils du prévenus sont chargés de veiller sur la reproduction exacte des déclarations de leur client dans le procès-verbal". Après cette audience, les conseils de Salif Bâ vont certainement introduire une demande de liberté provisoire. Selon Me Kane, ceci n'a pas encore été le cas, contrairement à ce qui a été avancé dans certains journaux de la place. "Cela, pour deux raisons", explique Me Kane. D'abord, indique le conseil de l'ex-patron du Pcrpe, "Salif Bâ n'a pas encore été entendu quant au fond du dossier. En pratique, la demande de liberté provisoire n'est pas introduite tant que le prévenu n'est pas entendu au fond du dossier", précise Me Kane. Et, en l'espèce, Salif Bâ, n'a pas encore sacrifié à cette procédure. "Les rares fois où une demande de liberté provisoire a été introduite sans que le prévenu ne soit entendu au fond, celle-ci a été rejetée", relève l'avocat. L'autre raison tient, selon Me Kane, au fait que "toutes les décisions concernant le dossier de Salif Bâ sont prises à l'issue de réunions des membres du collectif des avocats de l'ex-ministre du Patrimoine bâti et de l'Habitat". Et, jusqu'ici, renseigne l'avocat, "aucune réunion n'est encore tenue dans le sens de l'introduction d'une demande de liberté provisoire". Me Kane d'en déduire qu'aucune demande de liberté provisoire n'a encore été déposée en faveur de son client.

Des journaux ont fait état, hier, de l'introduction depuis une semaine d'une demande de liberté provisoire en faveur de Salif Bâ. L'argumentaire reposerait, selon ces titres, sur l'état de santé de l'ex-ministre du Patrimoine bâti et de la Construction qui serait précaire. Une pile de dossiers médicaux serait déjà déposée sur la table de président de la commission d'instruction. Une information que confirme Me Khassimou Touré, l'un des conseils de Salif Bâ, joint hier par téléphone. Me Touré qui s'est voulu peu disert, s'est contenté de lâcher : "Je vous le confirme, on a déposé une demande de liberté provisoire depuis environ une semaine". Au regard des déclarations contradictoires de Mes Touré et Kane, il apparaît qu'au sein du collectif des avocats de Salif Bâ, le niveau d'information n'est pas le même. Est-ce le signe d'un désaccord entre les conseils de l'ex-ministre du Patrimoine bâti et de l'Habitat ? En tout cas, une discorde entre les avocats de l'ex-patron du Pcrpe, pourrait entamer la ligne de défense de Salif Bâ.

Amadou DIOUF ](Walfadjiri 23/12/2005)

Idrissa Seck passe aujourd'hui

La commission d'instruction près la Haute Cour de justice auditionne sur le fond, ce matin, l'ancien Premier minsitre, Idrissa Seck, dans le cadre du dossier des chantiers de Thiès. Une audition très attendue parce que c'est la première fois que le maire de Thiès fera face à la commission d'instruction réunie au grand complet.
L'importance de l'audition de ce matin est aussi liée au fait qu'après cette audience, les conseils de l'ex-Premier ministre pourront introduire une demande de liberté provisoire. Idrissa Seck a déjà été recalé dans une première demande par la doyenne des juges, après l'avoir auditionné dans le cadre du délit d'atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale. Subira-t-il le même sort ? Rien n'est moins sûr. En tout cas, les avocats de l'ex-Premier ministre ne ratent pas une occasion de réitérer leur volonté de voir leur client lavé de toutes les accusations.

A. DIOUF

AFFAIRE DES CHANTIERS DE THIÈS : Idrissa Seck entendu sur le fond aujourd'hui
(Le Soleil 23/12/2005)

Sous le coup d'un premier mandat de dépôt depuis le 23 juillet 2005 pour le délit d'atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale, puis d'un deuxième qui lui a été décerné le 10 août dernier par le président de la Commission d'Instruction de la Haute Cour de Justice pour détournement de deniers publics dans le cadre des Chantiers de Thiès, Idrissa Seck comparaît à nouveau devant les magistrats aujourd'hui.

C'est, en effet, ce matin que l'ex-Premier ministre sera entendu sur le fond pour répondre des charges contenues dans le rapport de l'Inspection générale d'État.

Ce qui est sûr, c'est que 17 milliards de FCfa ont été détournés dans le cadre des travaux de la Fête de l'Indépendance 2004 comme le souligne le document transmis à la Justice par l'Assemblée nationale, le 3 août 2005. Ce n'est pas tout, car les comptes personnels de l'ex-Premier ministre ultérieurement révélés à l'opinion devraient également figurer au nombre des questions retenues par la Commission d'instruction. Le fameux marché de 14 milliards de francs Cfa octroyé à l'entreprise « Jean Lefebvre », le 3 octobre 2003, dans des conditions jugées suspectes voire illégales occuperont sans nul doute une bonne place dans les débats d'aujourd'hui. Idrissa Seck avait, dans une longue déclaration, le 10 août, réfuté les accusations de détournement portées contre lui, rappelle-t-on.

PAPE GUÈYE


Chantiers de Thiès : audition sur le fond de Idrissa Seck : Ses avocats vont demander une liberté provisoire

Aujourd'hui est jour de vérité pour Idrissa Seck. L'ancien Premier ministre sera interrogé sur le fond du dossier de détournement de deniers publics par la commission d'instruction de la Haute cour de justice. Ses avocats, qui ont battu le rappel des troupes, se sont réunis hier dans le bureau de Me Boucounta Diallo, à l'exception des étrangers qui n'avaient jusqu'au moment où nous mettions sous presse, pas foulé le sol sénégalais. Toutefois, les autres conseils promettent de l'assister jusqu'au bout pour le sortir de l'ornière. La justice va enfin mettre le pied à l'étrier dans ce qu'il est convenu d'appeler l'Affaire des Chantiers de Thiès. Le président de la commission d'instruction de la Haute cour de justice, Cheikh Tidiane Diakhaté, entend auditionner, pour la première fois depuis son inculpation, Idrissa Seck sur le fond du dossier de détournement des deniers publics dans le dossier relatif aux Chantiers de Thiès. L'ancien numéro 2 du Pds et maire de Thiès, convoqué à la division des investigations criminelles (Dic) pour être entendu sur les chantiers de Thiès le 15 juillet, a été inculpé une semaine plus tard pour atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale. Invité une autre fois pour être entendu sur le fond, il s'est vu notifié un nouveau chef d'inculpation de sorties de correspondances irrégulières. Depuis lors, il croupit dans les geôles de la prison centrale de Rebeuss où il ne reçoit que les lundis les visites de ses amis. La Haute cour de justice va donc entendre, l'édile de Thiès sur le fond du délit de détournement de deniers publics. Ses avocats, qui ne l'avaient pas rencontré depuis la décision de l'ordre des avocats de boycotter la prison centrale pour protester contre leur condition de travail notamment les violations des droits de la défense, ont, cependant, promis de l'assister aujourd'hui. Si Me Sidiki Kaba est déjà à Dakar, ce n'est pas encore le cas pour ses confrères français et béninois. En effet, Me Lionel Agbo et Me Usurlé sont encore attendus. Mais avec la complexité du transport aérien, Mes Ciré Clédor Ly, Doudou Ndoye, Demba Ciré Bathily, Pape Jean Sèye et Boucounta Diallo ne seront pas surpris de l'absence de leurs collègues, lors de l'audition de l'ancien chef du gouvernement. Le mot d'ordre de la rencontre des conseils de l'édile de Thiès était d'attendre son audition pour déposer une demande de liberté provisoire pour Idrissa Seck. Ce qui pour autant ne le sortira pas de prison d'autant plus qu'il est poursuivi pour les délits d'atteinte à la sûreté nationale et de sorties de correspondances régulières. Aujourd'hui pourrait être le déclic et l'édile de Thiès pourrait ainsi répondre des fautes à lui imputées par le rapport de l'Inspection générale d'Etat et nourrir éventuellement l'espoir d'une liberté provisoire.
Amadou BA L'AS 23/12/2005
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# Posté le vendredi 23 décembre 2005 06:33

Modifié le vendredi 23 décembre 2005 06:47

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