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Idy sous la menace d'une nouvelle accusation d'enrichissement illicite:L'étau se resserre autour de l'ancien Pm / Idrissa Seck entendu par la commission d'instruction : "Seuls Me Wade et moi savons sur les comptes"

Idy sous la menace d'une nouvelle accusation d'enrichissement illicite:L'étau se resserre autour de l'ancien Pm / Idrissa Seck entendu par la commission d'instruction : "Seuls Me Wade et moi savons sur les comptes"
Idrissa Seck entendu par la commission d'instruction : "Seuls Me Wade et moi savons sur les comptes"
L'ex-Premier ministre a, au cours de son audition d'hier par la Commission d'instruction de la Haute Cour de justice sur les chantiers de Thiès, battu en brèche les accusations portées contre lui et contenues dans la résolution de l'Assemblée nationale. A propos des comptes ouverts et qui ont été le point focal de l'interrogatoire, Idrissa Seck soutient que la seule personne qui doit en répondre est Me Wade puisqu'étant le délégant. Le maire de Thiès, selon notre source, s'est montré très disponible face aux juges.

"Seuls lui (Ndlr : Me Wade) et moi savons". C'est, en substance, ce qu'a déclaré Idrissa Seck aux juges de la Commission d'instruction de la Haute Cour de justice qui l'entendaient hier. Une audition qui a duré près de huit heures d'horloge. Au cours de cette audition qui a porté exclusivement sur les chantiers de Thiès, Idrissa Seck a semblé entretenir le mystère sur cette affaire dont apparemment seuls lui et Wade connaissent les tenants et les aboutissants.
Sortis épuisés de la rencontre avec les juges, les conseils du maire de Thiès n'ont cependant pas manqué de laisser apparaître leur joie face aux nombreux journalistes et sympathisants qui ont fait le pied de grue toute la journée. Apparemment soulagé, Me Boucounta Diallo, porte-parole des avocats d'Idrissa Seck, lâche tout de go : "M. Idrissa Seck vient enfin et pour la première fois d'être entendu sur le fond par rapport aux chantiers de Thiès. Il vient, une fois encore, de prouver son innocence." De source sûre, l'ex-Premier ministre, répondant aux questions des juges relatives aux chèques de l'Etat qu'il est accusé d'avoir détournés à des fins personnelles, a soutenu qu'il n'a jamais eu à entreprendre une quelconque transaction bancaire sans l'aval du président Wade. A l'en croire, d'ailleurs, tous les chèques ayant servi à cette transaction ont porté la signature de Me Abdoulaye Wade. C'est ainsi que le célèbre pensionnaire de Rebeuss a nié, catégoriquement, les passages de la résolution de l'Assemblée nationale l'accusant d'avoir détourné 1,200 million d'euros qui auraient été offerts par le Koweit au Sénégal et utilisés sous le vocable "fonds diplomatique". Selon Idrissa Seck, ce montant avait été directement remis à l'époque au président Abdoulaye Wade qui l'aurait fondu dans ses fonds politiques, affirme notre source.
Concernant les 2 milliards de créances que Me Wade avait contractées auprès de la Cbao, l'ex-collaborateur du président de la République soutient qu'ils ont été totalement remboursés par le biais des fonds politiques. A ce propos, Idrissa Seck précise que les chèques relatifs à cet emprunt bancaire ont tous été émis à l'ordre de Karim Wade, fils et conseiller du président de la République, par ailleurs président de l'Anoci. Pour Idrissa Seck, Karim Wade les endossait au nom de son garde du corps, Victor Kantoussan.
Evoquant les comptes ouverts à l'extérieur du temps de sa toute puissance, l'ancien Premier ministre a fait comprendre aux juges que nul autre que lui et Me Wade n'en sait quelque chose. "Il n'y a que Wade et moi qui savons" aurait, encore, dit Idrissa Seck à l'adresse des juges-enquêteurs. Pourquoi le maire de Thiès, lors de sa passation de service, n'a pas édifié son successeur à la primature sur l'existence de certains comptes ouverts au nom de l'Etat sénégalais ? A cette question des juges, l'ex-numéro deux du Pds s'est voulu explicite. "Les comptes ouverts au nom du secrétariat général de la présidence de la République ont été clôturés à mon départ pour la Primature au nom de laquelle, ils ont été rouverts sur ordre de Me Abdoulaye Wade. Et lorsque j'ai quitté cette station, le président avait de nouveau demandé à ce que ces comptes soient clôturés et transférés à la présidence".
A propos des comptes, notre source avance que l'ex-Premier ministre n'a pas été avare en paroles. Idy était tellement en verve et à l'aise, qu'il s'est passé de son repas de midi que lui avait apporté son garde du corps. Cette séance d'explication sur les comptes, faite dans le détail, aurait laissé pantois les juges de la commission d'instruction qui attendent de recevoir lundi prochain, l'ex-ministre du Patrimoine bâti, lui aussi cité dans l'affaire des chantiers de Thiès.
Aguibou KANE walf 24/12/2004

APRES 9 HEURES D'AUDITION SUR LE FOND DU DOSSIER DE IDY
Les avocats dans une position de combat
L'ancien Premier ministre du Sénégal, Idrissa Seck était hier, vendredi 23 décembre devant les magistrats de la commission d'instruction de la Haute cour de justice pour une audition sur le fond. Après un interrogatoire de près de 8 heures, les avocats ont encore clamé l'innocence de leur client et décident de se retrouver pour réfléchir sur la position à adopter dans ce combat juridique. Les députés, responsables et militants proches du maire de Thiès, ont fait le pied de grue devant le siège de la commission en même tant que les journalistes.
Après cinq mois de détention à la maison d'arrêt et de correction (Mac) de Reubeuss, l'ancien Premier ministre du Sénégal et maire de Thiès a été entendu sur l'affaire des chantiers de Thiès par la Commission d'instruction de la Haute cour de justice. Cette audition sur le fond du dossier a eu lieu hier, vendredi 23 décembre au siège de ladite commission sis à la corniche. Elle a enregistré la présence d'une bonne dizaine des avocats de Idrissa Seck. « Nous sortons réconfortés davantage par son innocence proclamée lors de notre première audition et qu'il n'a pas cessé de clamer chaque fois qu'il s'est agi de se présenter devant le juge », a déclaré le coordonnateur du collectif des avocats, Me Boucounta Diallo au sortir de ce face à face avec les cinq magistrats de la Commission. Voulant respecter le secret de l'instruction, il a souligné que « le collectif va tirer toutes les conséquences et va envisager la suite du combat judiciaire ».
L'audition sur le fond de l'ancien Premier ministre du Sénégal s'est déroulée sous un imposant dispositif de sécurité. Le siège de la Commission d'instruction de la Haute cour de justice a été pris d'assaut par deux camions de police, remplis d'éléments du Groupement mobile d'intervention (Gmi). C'est ainsi que toute cette partie de la corniche a été quadrillée par les forces de l'ordre qui ont filtré le passage. Seuls les journalistes détenteurs de carte de presse sont autorisés à se mettre devant le siège qui ressemblait à un véritable « bunker ». Les partisans du maire de Thiès (députés, responsables politiques et simples militants) ont été priés de rester à deux cents mètres du siège de la commission dans leur voiture. L'ex-ministre de la Famille, du Développement social et de la Solidarité nationale Awa Guèye Kébé, les députés Samba Bathily, Garmy Fall, Ndèye Maguette Dièye, Oumar Sarr (ce dernier est également président du Conseil régional de Diourbel), ainsi que les autres militants, ont fait le pied de grue en même temps que les journalistes de 9 heures aux alentours de 18 heures 20 minutes. C'est vers les coups de 12 heures que le leader du Parti pour l'indépendance et le travail (Pit), Amath Dansokho, va effectuer le déplacement du côté de la corniche pour témoigner de sa solidarité à ces frondeurs libéraux (au pouvoir). « Je suis venu vous apporter mon soutien parce que son (Ndlr, Idrissa Seck) emprisonnement est arbitraire. Idrissa Seck est un prisonnier politique », a déclaré le membre de la conférence des leaders du Cadre permanent de concertation de l'opposition (Cpc). Selon lui, « le président de la République, Me Abdoulaye Wade a peur de lui (Idrissa Seck, Ndlr). Il ne veut pas qu'il participe aux prochaines élections. Et que c'était la seule raison pour laquelle Idrissa Seck se trouve aujourd'hui en prison ». Et Amath Dansokho d'indiquer : « je ne peux pas admettre des actes arbitraires. Je suis solidaire de ses avocats, de tout le peuple sénégalais ». Il n'a pas pu s'empêcher de s'interroger : « comment se fait-il qu'un président de la République se lève un jour pour embastiller les gens ? La liberté est indivisible. S'il y a un acte d'injustice, tout le monde est concerné. Les actes arbitraires sont devenus monnaie courante ».
Rappelons qu'il est reproché à l'ancien Premier ministre des malversations financières et d'attributions de marchés fictifs. Outre l'affaire des chantiers de Thiès, le maire de Thiès qui se trouve à la Maison d'arrêt et de correction de Dakar, Reubeuss depuis le 23 juillet, est sous le coup de deux autres chefs d'inculpation: atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale et sortie irrégulière de correspondance à partir de la prison.
Ibrahima Lissa FAYE



Idy sous la menace d'une nouvelle accusation d'enrichissement illicite L'étau se resserre autour de l'ancien Pm
Article Par Serigne Saliou Samb, Paru le Vendredi 23 Déc 2005
C'est aujourd'hui que l'ancien Premier ministre doit repasser devant la commission d'instruction de la Haute Cour de justice. Mais le moins que l'on puisse dire est que le maire de Thiès déjà inculpé pour « atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale », n'est pas encore au bout de ses peines. Car selon une source proche de son dossier, le juge pourrait lui notifier un nouveau chef d'inculpation, à savoir « l'enrichissement illicite ». Ses avocats qui se sont réunis durant toute l'après-midi d'hier redoutent un coup de force de la part de la justice. Ils comptent exhiber des pièces à conviction et demander la comparution d'autres témoins devant le juge. Les nuages s'assombrissent davantage au-dessus de Idrissa Seck. Avec l'intention prêtée au président de la commission d'instruction de la haute Cour de justice d'ajouter un nouveau chef d'inculpation à son dossier. En effet, la justice qui a réuni ces derniers temps beaucoup d'éléments, serait sur le point de conclure à une « vaste entreprise de détournement de deniers publics et d'enrichissement illicite » de la part du prédécesseur de Macky Sall. A en croire notre source, le récent voyage du commissaire Assane Ndoye en Europe, aurait permis à la Dic de découvrir des chèques, des comptes bancaires et des biens immobiliers appartenant à l'ancien Premier ministre. Qui plus est, les auditions de Daniel Sané président de la Commission nationale des contrats de l'administration (Cnca) et de Bara Tall patron de l'entreprise Jean Lefebvre, ont permis au juge d'instruction d'en savoir un peu plus sur les « abus » de l'ancien Premier ministre constatés par les enquêteurs de l'Ige. Du côté des avocats de Idrissa Seck, l'heure est à la mobilisation. Durant toute l'après-midi d'hier, ils se sont réunis autour de Boucounta Diallo pour peaufiner leur stratégie de défense. Maître Sidiki Kaba serait même rentré hier à Dakar pour les rejoindre dans le but de faire reculer le juge d'instruction. Mais le collectif craint une mauvaise surprise de la part de la justice qu'il soupçonne de vouloir enfoncer Idrissa seck. Raison pour laquelle, Boucounta Diallo et ses collègues entendent demander la comparution d'autres témoins devant le juge d'instruction. « Ils vont également exhiber des pièces à conviction pour justifier les signatures de documents par l'ancien Premier ministre Idrissa Seck sur instruction du Président Wade » ajoute notre interlocuteur. Reste à savoir si l'accusation d'enrichissement illicite peut prospérer. D'autant plus que, comme le souligne l'avocat El Hadji Diouf, depuis l'époque du Président Abdou Diouf qui l'a instituée, la Cour de répression contre l'enrichissement illicite n'a jamais siégé.
Lobservateur.sn 23/12/2004
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# Posté le samedi 24 décembre 2005 04:33

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