ATTEINTE A LA SURETE DE L'ETAT: Sur l'autel du déshonneur, Idrissa Seck se débine/Comment Idy voulait liquider Wade/Thiès tourne le dos à Idy/Le Parquet général s'inquiète des fuites dans la presse / Atteinte a la surete de l'Etat : Les avocats de Idrissa Seck ravalent leurs certitudes
Le courage moral et l'honnêteté intellectuelle sont la marque de l'homme politique avéré, l'antithèse du politicien. Cette vertu est la caractéristique des Grands Hommes mais aussi des Conducteurs de peuple. C'est dans l'épreuve que l'on parvient à jauger de cette vertu et à apprécier de la véritable personnalité des figures évoluant dans l'espace public. L'histoire politique contemporaine du Continent et de notre pays regorge de modèles imbus de ces valeurs. Devant la Doyenne des juges, Seynabou Ndiaye Diakhaté, pour s'expliquer sur les faits qui lui sont reprochés et concernant le délit d'atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale, l'ex- Premier Ministre et Maire de Thiès Idrissa Seck s'est tout simplement débiné.
Si l'on tient compte de certaines révélations de son audition supposées gardées secrètes mais obtenues, on ne sait du reste comment, par une certaine presse qui les a livrées à l'opinion.
L'ex- Premier Ministre aurait dans son audition dont le contenu a été livrée à l'opinion par cette presse privée, dégagé en touche pour toutes les questions devant normalement déboucher sur son implication directe sur les faits reprochés.
Mais l'on se souvient. Idrissa Seck pour répondre à la convocation de la Division des investigations criminelles ( DIC ) s'est fait un itinéraire. En quittant son domicile du point E, il a d'une manière stratégique choisi de passer par le chemin le plus populeux de la capitale, à savoir l'avenue Blaise Diagne, le marché Tilène et le périmètre du marché Sandaga pour rejoindre le siège de la DIC. Résultat, des embouteillages monstres tout le long de cet itinéraire. Les forces de l'ordre ont dû user de grenades lacrymogènes pour contrecarrer une meute de politiciens, affidés mais aussi de curieux et de badauds aux intentions diverses. Le trouble à l'ordre public est ainsi manifeste. Un indice suffisant pour les garants de la justice de poser et d'établir le délit d'atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale. Pour Idrissa Seck, le fait n'a aucune connotation pouvant relever d'une atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale. Et là, l'ex- Premier Ministre de charger...... le chauffeur de son avocat Boucounta Diallo qui de son propre chef aurait choisi cet itinéraire. Quelle lâcheté !!!
Idrissa Seck pouvait bien aller répondre à la DIC, sans tapage médiatique, sans ameuter le peuple, sans perturber le trafic de la capitale, bref sans perturber l'ordre public. A l'image de l'actuel Président de la République, Maître Abdoulaye Wade qui sans tambours ni trompette, quittait son domicile situé aussi au même quartier du point E en empruntant la corniche pour aller incognito à la DIC. C'était du temps du régime socialiste où le Président Wade était le Chef de l'opposition sénégalaise.
Les informations révélées dans le Disc Compact dit numéro 1 et relatives à la passation de service entre l'ex numéro deux socialiste et ancien ministre d'Etat Ousmane Tanor Dieng sont manifestes d'une divulgation de confidences d'Etat. L'unanimité est faite chez les observateurs au plan national et international sur cette question-là. Une partie de l'opposition s'est même offusquée de cette attitude de l'ex- Premier Ministre dont l'intention est manifeste de mettre à nu, de jeter sur la place publique la gestion des affaires de l'Etat et des tenants du pouvoir. C'est à partir de l'audition de ce CD que les Sénégalais étaient pour la première fois édifiés sur la nature et le sens des symboles représentatifs que sont le coffre, l'arme et le chèque. Idrissa Seck a même dans ce cadre évoqué le nom de Huchard mais il a aussi parlé de butin et de bandits. Personne n'a besoin ici qu'on lui fasse un dessin pour comprendre le sens et le poids des mots , le rôle et la fonction des instruments évoqués. Le projet et les intentions du discours et des révélations de Idrissa Seck sont aussi manifestes pour mettre à nu le fonctionnement de l'Etat à son stade le plus élevé de son administration. Là aussi, Idrissa Seck a refusé d'assumer ses responsabilités.
Ne pas reconnaître les faits reprochés, même s'il s'agit d'évidences indéniables, relèvent on le sait, de la stratégie de tout avocat défenseur. La formule semble être appliquée pour ce cas d'espèce. Il s'est agi tout simplement pour la partie incriminée de nier les faits reprochés. Pour alors disqualifier les faits, plaider le non- lieu et demander la liberté provisoire et définitive du prévenu. Quitte à s'immoler sur l'autel du déshonneur.
Mohamed THIOUNE
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DECOUVERTE DE DOCUMENTS SECRETS DANS LA CHAMBRE DE HASSAN FARES: Comment Idy voulait liquider Wade
Après sa conférence de presse chez lui au Point E, où il a proféré des propos jugés attentatoires à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale, Idrissa Seck avait été manu militari convoqué puis placé sous mandat de dépôt. Déjà, la Police après recoupement de plusieurs indices, avait opéré des perquisitions aux différents domiciles d'Idrissa Seck et de ses complices. Une façon de le court-circuiter et de recueillir des éléments de preuves sur l'atteinte à la sûreté de l'Etat
Dans les locaux de la Division des Investigations Criminelles (Dic), Idrissa Seck tombait des nues. Il était en face des hommes du Commissaire Assane Ndoye. Tous les éléments qui ont été découverts lors des perquisitions, ont été déposés sur la table, exposés sous le regard surpris du Maire de Thiès. Après lui avoir demandé de décliner ses filiations, les limiers entament alors leur questionnaire. Idrissa Seck répondait une à une aux différentes questions qui lui sont posées.
Pour en savoir plus, un élément de la Police montre à Idrissa Seck ce document qu'ils ont découvert chez Hassan Fares à Saly. Jamais le Premier Ministre n'aurait cru que la Dic mettrait la main sur ce document secret. Nous parlions d'un « journal intime ». Le journal « Le Quotidien » vient de nous confirmer dans sa livraison d'hier. Il s'agit de documents qui ont été trouvés chez Hassan Farès lors des perquisitions. L'un est intitulé «Analyse, marketing politique pour l'accession au pouvoir politique et la pratique du pouvoir par Me Abdoulaye Wade : Cohérences et incohérences ». Un autre document est intitulé «Style de vie des Sénégalais : Enquête quantitative, échantillons de Sénégalais ». Pourquoi avait-il mis ces documents à la disposition d'Hassan Farès ? C'est chez Hassan Fares, que les éléments de la Dic ont découvert des documents secrets compromettants contre Idrissa Seck conçu par le Maire de Thiès. Idy n'en croyait pas ses yeux. Il sursauta comme un enfant piqué par derrière avant de se resaisir et de s'asseoir confortablement sur sa chaise pour demander à ses interrogateurs : « où est-ce que vous avez trouvé ça ? Ce sont mes documents. Je vais porter plainte contre X. Prêtez-moi un papier et un stylo ». Réplique des limiers : « Nous l'avons trouvé chez ton ami Hassan Farès. Vous les avez certainement oubliés là-bas lors de votre dernière nuit. C'est-à-dire le samedi dernier ». Le Maire de Thiès tombe les épaules, baisse la voix et commence à réaliser que les choses sérieuses venaient de commencer.
Au fond, Idrissa Seck savait qu'il venait de mettre à la disposition de son ami Hassan Farès des affaires qui concernent uniquement l'Etat du Sénégal. Ces secrets ne devraient en aucun cas se retrouver entre les mains de Fares. Des secrets d'Etat jetés par la fenêtre sans états d'âme par l'ancien Premier Ministre. Dès lors, les enquêteurs ont soupçonné que quelque chose se tramait contre le Chef de l'Etat. Surtout en lisant les paragraphes du document intitulé : « la pratique du pouvoir par Me Wade : cohérences et incohérences », l'on découvre une véritable plaidoirie contre le Chef de l'Etat, signé par son plus proche collaborateur.
Mouth BANE
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Après la sortie de Wade dans les colonnes de « L'Express »: Thiès tourne le dos à Idy
Ceux qui en doutaient encore sont maintenant édifiés. Bon sang ne saurait mentir dit l'adage. Idrissa Seck a trahi son protecteur et bienfaiteur Abdoulaye Wade. Ce dernier, de peur de se faire mordre par un serpent venimeux, a déclaré que c'est fini entre eux. A Thiès, épicentre de la contestation seckiste, l'on s'interroge. Idy a-il vraiment trahi Wade ? Si tel était le cas, nombre de ses inconditionnels se disent prêts à le lâcher.
Ceux qui professent qu'en politique la fin justifie les moyens sont les inspirateurs d'Idrissa Seck. Ils l'ont nourri à la sève de la trahison, un morbide trait de caractère dont il n'a jamais pu se séparer. Quant à l'opinion publique, surtout celle de Thiès, elle a pris connaissance de l'entretien que Wade a donné au quotidien français « L'Express ». Et dans lequel il reconnaît que son ex-Premier ministre, ex-Directeur de cabinet, l'homme qu'il a fait et pour lequel il a consenti d'inouïs sacrifices pour le voir se réaliser, que cet homme là, avide de pouvoir l'a trahi. Alors, tout le monde a crié à la lâcheté, au manque de reconnaissance. Il fallait que Wade lâche le mot trahison, assimilant le traître à un serpent pour que les consciences soient édifiées, et que lumière soit faite enfin sur ce qui oppose les deux hommes que rien ne pourra plus unir désormais. Wade, en toute confiance, dormait. Pendant ce temps, son homme de confiance lui creusait une tombe. Et n'eut été la vigilance de Mahmoud Saleh et la perspicacité des inconditionnels de Wade comme Farba Senghor, Papa Samba Mboup, Ndiogou Wack Seck ou Alioune Diop, celui qui s'est prédit un destin présidentiel et un statut de numéro 1 partout, allait usurper les fonctions du Président le mieux élu du Sénégal. Le resquilleur avait très tôt préparé son coup. Il l'avait bien préparé, n'hésitant pas à voler l'argent du contribuable pour se doter d'un budget de guerre. Des milliards volés et qui ont servi à fidéliser tous les énergumènes disséminés dans le Fidel ou le M6. Mais aussi tapis dans la presse. Pour la plupart, les souteneurs d'Idrissa Seck à Thiès sont ses complices, ils se sont gavés avec les milliards des chantiers de Thiès et sont, pour cette raison, prêts à s'offrir en holocauste pour leur leader. Tant mieux pour eux !
La déclaration de Wade à eu le mérite de lever toutes les incertitudes liées à la relation Wade-Seck. Jusque dans les milieux Seckistes, c'est désormais le moment des interrogations. Mamadou Fall, un des inconditionnels du Maire de Thiès de dire : « si j'ai la conviction qu'Idy a trahi Wade, je ne le soutiendrais plus ». Même son de cloche un peu partout ; c'est la même réflexion. « Si Wade a défait Idy, c'est par ce que ce dernier l'a trahi ». Ce sentiment est largement partagé jusque dans les milieux Wadistes. Chacun d'entre eux s'est fendu d'un communiqué pour déplorer la traîtrise d'Idrissa Seck. Les jeunesses Wadistes ont appelé les « Seckistes » thiessois à plus de discernement car leur leader, aujourd'hui emprisonné à Rebeuss, n'a que ce qu'il mérite. Certains Thiessois, convoquant la cosmogonie, prédisent que l'acte de trahison d'Idrissa Seck envers son bienfaiteur Abdoulaye Wade lui sera préjudiciable, car l'histoire renseigne que les traîtres, depuis la mémorable grève des cheminots, ont été mis au banc de la société. A l'heure des comptes, Idrissa Seck aura donc tout le loisir de solder les mécomptes.
Abdou Karim AÏDARA
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SECRET DE L'INSTRUCTION DANS L'AFFAIRE IDY: Le Parquet général s'inquiète des fuites dans la presse
C'est inouï. Une partie de la presse a encore publié, hier, des éléments de l'audition de Idrissa Seck par le juge Seynabou Ndiaye Diakhaté. Ces éléments, qui démontrent l'implication pleine et entière du Maire de Thiès dans une entreprise d'atteinte à la sûreté de l'Etat, n'auraient pas dû, en principe, être portés à la connaissance du public. Par quels moyens les journalistes se sont-ils procurés des éléments d'une instruction supposée être secrète. Les avocats de Idy eux-mêmes se sont abstenus, publiquement du moins, de faire état des éléments de l'enquête de Madame Seynabou Ndiaye Diakhaté. Mais à la lecture de certains journaux, on a même l'impression que leurs reporters étaient dans le bureau du juge au moment de l'audition de l'ancien Premier Ministre accusé d'atteinte à la sûreté de l'Etat. Les comptes rendus fidèles de cette audience sont manifestement le produit d'un enregistrement audio remis à une certaine presse. Dans la salle du juge, il n'y avait que Idy, Seynabou Ndiaye Diakhaté, le procureur Ousmane Diagne et les avocats de l'ex-PM. Cherchez le « traître » dans ce groupe. Logiquement, ce « traître » ne pouvait être ni Idy, ni Madame la juge, ni le procureur, pour des raisons objectives. Le reste coule de source. Si le Synpics et le Cred n'y prennent pas garde, les journalistes vont continuer à se complaire dans l'illégalité en publiant des éléments estampillés « secret de l'instruction ». Or, chacun le sait, la loi interdit et punit sévèrement la divulgation de secrets de l'instruction. Mais puisque notre pays a la malchance de posséder une presse privée qui ne s'embarrasse plus de respecter les règles, que l'on ne s'étonne pas de voir un jour les dossiers les plus secrets de la justice, ou même des secrets d'Etat, livrés au public sans aucune précaution.
Au Parquet général, certains magistrats se posent des questions sur l'origine de ces fuites intolérables qui laissent croire que des auxiliaires de la justice, comme les gendarmes qui tapent les procès-verbaux ou même des greffiers, révèlent à la presse des éléments qu'ils n'auraient pas dû détenir. Quelques uns de ces magistrats pensent même adresser une requête au Procureur général, pour lui demander de faire ouvrir une enquête sur ces fuites qui perturbent de plus en plus le travail des magistrats. Ces fuites proviennent-elles des avocats qui pourraient contacter des « amis » journalistes afin de leur livrer certains détails de l'instruction ? Sont-elles le fait des auxiliaires de justice qui, après avoir prêté serment et juré de garder en toute circonstance les secrets du cabinet du juge d'instruction, prennent contact avec des journalistes pour leur livrer en totalité ou en partie des éléments de l'instruction ? On sait déjà que Madiambal Diagne, dont le journal a été le plus indexé hier, est un produit des greffes d'où il a été radié, mais qui continue d'y bénéficier de complicités. Cette fois encore, Madiambal a été pris en flagrant délit d'atteinte aux lois. « Le monstre est encore vivant » diront encore ses « confrères » tout en étant conscients que Madiambam a encore fauté. Et lourdement. Toujours est-il que les éléments de l'enquête livrés hier par la presse ne cessent d'inquiéter les magistrats qui ne savent plus à qui faire confiance.
Et si ces informations distillées par certains confrères avaient été révélées en premier lieu par « Il est Midi » ? Quelle aurait été la réaction de la presse privée et de ces « confrères » ? Ils auraient probablement crié au scandale pour dire que « Il est midi » est dans les secrets des Dieux puisque étant un « journal proche de la Présidence ». Maintenant que le presse privée pousse l'opposition et la bravade jusqu'à publier sans précaution les secrets de l'instruction, aucune association de la Société Civile ne s'élève contre ces violations flagrantes de la loi. Ces magistrats outrés par la violation des secrets de l'instruction vont ouvrir une enquête pour découvrir et sanctionner les auteurs de ces fuites. Selon des sources proches du parquet.
N. W. SECK
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DEMANDE DE LIBERTE PROVISOIRE POUR IDRISSA SECK: Les PV de perquisition de la Dic « menottent » Idy
L'audition de l'ancien Premier Ministre, Idrissa Seck, par la Doyenne des Juges, Seynabou Ndiaye Diakhaté sur le fond du dossier du « délit d'atteinte à la sûreté de l'Etat et à la Défense nationale » a été révélatrice. En se basant sur les éléments de preuves découverts lors des différentes perquisitions effectuées par les éléments de la Division des Investigations Criminelles (Dic) chez Idrissa Seck, au Point E, à Thiès et à Sendou, de même qu'au niveau des domiciles de certains de ses complices, comme Hassan Farès et Mme Coumba Ngouye Thiam, Ndary Guèye, Mbaye Coulibaly, la Doyenne des Juges était assez outillée pour mieux aborder son face à face avec Idrissa Seck, assisté par ses avocats. La consistance du dossier devenu très sérieux aux yeux du pool d'avocats, a d'ailleurs amené Me Boucounta Diallo et ses collègues qui exigeaient un non-lieu, à changer de stratégie pour déposer une demande de liberté provisoire, pourtant écartée avant l'audition. D'ailleurs, en quittant son domicile pour aller répondre à la DIC le 23 juillet, Idy disait devant la presse : « Ne comptez pas sur moi pour demander une liberté provisoire. Je n'ai pas besoin de Pavillon Spécial. Je suis pas malade. Al Hamdou lilahi ". Désormais, que vaut la parole de Idy qui en est réduit à demander cette même liberté provisoire qu'il dédaignait ? Aujourd'hui, ce sont les procès-verbaux (Pv) compromettants de la Division des Investigations Criminelles établis après les différentes perquisitions chez Idy et ses complices, remis à la Doyenne des Juges, qui risquent de ralentir l'aboutissement de la demande de liberté provisoire déposée par Me Boucounta Diallo.
Depuis le début de « l'affaire Idrissa Seck » relative au délit d'atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale, la stratégie de défense de l'ex-PM devant la Doyenne des Juges est la même partout et avec tous les complices : « tout nier », telle semble être la tactique choisie par Idrissa Seck et ses complices, Hassan et Sandrine Fares, Mbaye Coulibaly et Ndary Guèye.
Dans nos précédentes éditions, nous vous parlions du « journal intime » d'Idrissa Seck que la Dic avait découvert chez Hassan Fares à Saly, lors de leur première perquisition. Très souvent, surtout avant son arrestation, Idrissa Seck passait presque deux week-ends sur trois chez Hassan Farès. Dans ce journal de l'ancien Premier Ministre, « des choses graves » ont été découvertes par les limiers dont la publication pourrait attenter à la sécurité de l'Etat et à la démystification de l'Etat et de ses institutions. « Comment toutes ces informations concernant l'Etat du Sénégal au plus haut niveau, peuvent-elles être à la portée d'un homme d'affaire qui n'a jamais rempli une fonction dans l'Etat ? » C'est la question que l'on s'est longuement posée dans les couloirs de la Direction de la sûreté de l'Etat. Ce document d'Idrissa Seck a été découvert dans la chambre à coucher du Sénégalao-Libanais Hassan Farès.
La Doyenne des Juges a pénétré les secrets du « journal intime » d'Idrissa Seck, surtout concernant la partie réservée au Président de la République, Me Abdoulaye Wade, sur sa gestion de l'Etat. Dans ce « journal intime » d'Idy, tous les actes de Me Abdoulaye Wade depuis 2000, dans l'exercice de ses fonctions de Président de la République du Sénégal, ont été répertoriés. Sans le nier devant la Doyenne des Juges, Idrissa Seck a expliqué dans ce carnet les techniques qu'il compte mettre en ½uvre pour accéder au Pouvoir. Ce qui a intrigué le Juge, c'est la stratégie de Idy essentiellement basée sur le brouillage et le discrédit de l'image de Wade. C'est la découverte de ce « journal intime » d'Idrissa Seck chez Hassan Farès qui a mis la puce à l'oreille des enquêteurs qui avaient sur le coup convoqué le Sénégalo-Libanais.
Le « journal intime » de Idy contient des choses espionnées chez le Chef de l'Etat
D'ailleurs, c'est après avoir également su qu'Hassan et Sandrine Farès collaboraient avec Ndary Guèye que ce dernier a été aussi convoqué. La Dic, par ses enquêtes, a su que le « nègre » Ndary Guèye comme Abdourahmane Sow, Fatou Diop ou Oumar Ndiaye faisaient partie des complices du Maire de Thiès. Ce dernier et Hassan Farès seraient les commanditaires de ces articles de presse orientés contre Me Abdoulaye Wade, sa famille et son régime. Devant les enquêteurs, Ndary Guèye a révélé qu'Hassan Fares lui payait un salaire mensuel de 500 000 F cfa pour ce travail, même si l'industriel avait refusé auparavant de financer son projet de livre. Selon les révélations du journaliste qui effectuait cette sale besogne à partir du salon des Farès, Sandrine et sa Secrétaire ont été impliquées dans cette affaire lorsque la Dic a découvert que la première remettait de l'argent au journaliste par le biais de sa Secrétaire qui retirait l'argent à la banque. Elles devenaient ainsi des complices de Fares.
Pour le cas de Mbaye Coulibaly, Idrissa Seck a tenté de se justifier. Les enquêtes de la Police ont révélé que certains parmi ceux qu'Idrissa Seck recevait en prison, en sortaient avec des notes, des enregistrements à partir de leur téléphone portable ou avec des consignes venant d'Idy qu'ils repercutaient à Mbaye Coulibaly, l'informaticien du groupe, qui en faisait des communiqués de presse, signé par M. Idrissa Seck. Ce fait a été confirmé par Mbaye Coulibaly devant les enquêteurs de la Dic. « Depuis l'arrestation de Mbaye Coulibaly, aucun communiqué de presse n'a été publié », remarque l'agent judiciaire.
Etant en possession des Pv de la Dic, la Doyenne des Juges est revenue sur les relations de Idrissa Seck, Awa Guèye Kébé et Coumba Ngouye, toutes deux amies de Marième Samba. Le Maire de Thiès nie avoir vu ou connu l'inspectrice de Police. Ce qui n'a pas convaincu la Doyenne des Juges qui détiendrait les informations sur les armes fournies à certaines dames. On ne peut manquer de se demander alors qui payait la somme de 200 000 Fcfa à ces 150 dames habituées du gymnase sis à la Cité Djily Mbaye villa numéro 348 ?
Mouth BANE
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Atteinte a la surete de l'Etat : Les avocats de Idrissa Seck ravalent leurs certitudes
Depuis l'arrestation et l'incarcération de Idrissa Seck pour atteinte à la sûreté de l'Etat, les avocats du Maire de Thiès n'ont cessé de crier à la cabale, soutenant mordicus que le dossier était vide. Ces messieurs ont continué à intoxiquer leur client, les parents et amis de celui-ci, de même que la presse, en affirmant qu'il n'y avait rien qui pouvait justifier son maintien en prison. Pour se donner bonne conscience après avoir encaissé des honoraires exorbitants, ces avocats ont toujours laissé entendre qu'à l'issue de son audition sur le fond, le Maire de Thiès serait libéré sans aucun doute, rien n'autorisant le juge, en l'état du dossier, de le maintenir dans les liens de la prévention. Mais depuis mercredi dernier, le pool d'avocats constitué pour la défense de Idrissa Seck joue une carte plus modeste. Après son audition par Madame Seynabou Ndiaye Diakhaté, les militants du Msis, ceux du Fidel, les amis et parents de Idrissa Seck, ont tous été surpris de constater que leur idole était retourné en prison alors que les avocats soutenaient fermement qu'il sortirait libre de cette audition. Ils avaient pris la précaution quand même de préciser que même si le Maire de Thiès était relaxé de l'accusation d'atteinte à la sûreté de l'Etat, il ne serait pas remis en liberté car il pesait sur lui d'autres chefs d'accusation pour lesquels il avait été placé sous mandat de dépôt. Pourquoi donc ces avocats se sont-ils contentés de déclarations laconiques à leur sortie d'audience mercredi dernier ?
A la lecture de la presse quotidienne, on peut être édifié sur les raisons de la modestie soudaine des avocats de Idrissa Seck. Car, selon certains quotidiens dans les secrets des Dieux et qui ont publié des éléments de l'audition de celui dont maître Wade dit qu'il l'a « trahi », des faits matériels, précis, datés, ont été présentés à l'ancien Premier Ministre qui n'a pu nier la présence, hors d'un édifice de l'Etat, de documents estampillés « secrets d'Etat » et qui étaient entre les mains de tierces personnes. Evidemment il doit y avoir des faits bien plus graves dans le dossier, qui ont peut-être même été livrés à la presse (laquelle n'a pas osé les publier à cause de leur caractère compromettant pour Idy) et qui ont amené les avocats à adopter une attitude beaucoup plus prudente. Le tout n'est pas en effet d'annoncer avec des effets de manche qu'un dossier est vide, encore faut-il le prouver en faisant sortir son client de prison.
Si les avocats du Maire de Thiès ont été obligés de ravaler leurs certitudes, c'est bien parce que Mme Seynabou Ndiaye Diakhaté a porté à leur connaissance des éléments qui les obligent à changer de stratégie, de méthode de défense. Dommage pour les fans de Idy qui se sont laissés intoxiquer par des avocats incompétents et qui ne sont intéressés en vérité que par les honoraires colossaux qu'ils peuvent tirer de cette affaire. Même si leur client peut rester en prison pour plusieurs années encore.
Ndiogou Wack Seck ilestmidi .net 14/11/2005